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Notre Système Solaire aurait jadis abrité une Super-Terre avant qu’elle ne soit avalée par le Soleil

Crédits : Aldaron aka Aldaron / Wikimedia

Une nouvelle étude suggère qu’une super-Terre se serait un jour formée à proximité du soleil. Au fil du temps, cette hypothétique planète aurait alors balayé tous les débris se situant dans sa zone, avant de succomber à la gravité du soleil.

Depuis quelque temps déjà la chasse aux exoplanètes est lancée. Mieux encore, elle s’intensifie. Les découvertes se multiplient et les données s’amoncellent. D’ailleurs, il y a quelques semaines, les scientifiques détectaient et analysaient pour la toute première fois l’atmosphère d’une exoplanète : la « super-Terre » 55 Cancri e, récemment découverte. Des recherches fascinantes et loin d’être vaines, puisqu’elles nous permettent d’en apprendre davantage sur notre propre système solaire.

Car oui, nous sommes encore loin de tout connaître de notre propre environnement. Preuve en est notamment avec cette hypothétique et étrange neuvième planète qui ne cesse de faire parler d’elle depuis quelques semaines. Aujourd’hui une autre hypothèse voit le jour : et si une Super-Terre — une exoplanète ayant une masse comprise entre celle de la Terre et celle d’une planète géante, type Neptune — avait vu le jour autour de notre Soleil ? C’est en tout cas ce que suggère une étude à paraître prochainement dans l’Astrophysical Journal. Étude qui pourrait notamment expliquer pourquoi la zone située entre l’orbite de Mercure et le Soleil est si stérile, vierge de tout corps céleste.

Pour avancer de telles conclusions, les scientifiques ont fait appel à l’analyse numérique. Après quelques simulations, ils sont parvenus à l’idée qu’une planète, qui aurait eu la taille d’une Super-Terre, se serait formée dans la zone située entre l’orbite de Mercure et le Soleil en balayant tout ce qui passait sous son orbite. Ces débris se seraient alors agrégés jusqu’à la création une Super-Terre qui n’aurait pas mis très longtemps avant de disparaître sous l’effet des forces gravitationnelles du Soleil.

Jusqu’ici, les preuves sont numériques. Comment alors être sûr que cette hypothétique Super-Terre ait bel et bien existé ? Selon Rebecca Martin, principale auteure de l’étude et professeure adjointe à l’Université du Nevada, Las Vegas : « il n’existe qu’une seule “preuve” physique actuelle appuyant l’hypothèse de l’existence de cette Super-Terre : l’absence de débris aux alentours de Mercure ». Car effectivement, rien n’orbite aujourd’hui autour de Mercure, pas même une pierre, rien. Une absence totale de corps physiques qui pourrait donc s’expliquer par l’existence, jadis, de cette fameuse Super-Terre qui aurait pris soin de « nettoyer » entièrement la zone avant de disparaître.

D’autres recherches seront néanmoins nécessaires pour confirmer cette hypothèse, mais l’étude est d’ores et déjà disponible en prévisualisation sur arxiv.org.

Source : Mirror