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Une société sud-coréenne fait du clonage de chiens une réalité

Crédits : Ryniu1234 / Pixabay

En Corée du Sud, une société de biotechnologie propose désormais un service unique pour pallier la tragédie que représente la perte d’un animal de compagnie : le clonage de chiens, qu’elle réalise à partir de cellules prélevées sur l’animal décédé, contre la somme de 90 000 €.

C’est l’entreprise de biotechnologie Sooam Biotech, considérée comme la seule société permettant de cloner son chien ou son chat, qui propose ce service hautement polémique, mais qui visiblement fait des heureux. En effet, le carnet de commandes est plutôt bien rempli puisque la société pratique entre cinq et vingt opérations de clonage par jour, moyennant une somme proche de 90 000 €, avec un taux de réussite de 40 %.

La société affirme aujourd’hui être en mesure de cloner n’importe quel chien, quelle que soit sa race, sa taille, son âge ou toute autre caractéristique, et a d’ores et déjà cloné plus de 600 chiens, tous en excellente santé, bien loin de l’image négative que l’on peut se faire d’un clone. « Ces chiots ne savent pas qu’ils sont des clones », déclare David Kim, l’un des biologistes de Sooam Biotech.

Pour pouvoir procéder au clonage d’un chien, ou le projeter, l’animal doit avant tout être encore vivant ou mort depuis cinq jours maximum, afin de prélever des échantillons de peau de plusieurs millimètres pour que la société puisse récupérer le plus de cellules vivantes possible. Les biologistes procèdent ensuite à un « transfert nucléaire de cellules somatiques », consistant à la mise en culture de ces cellules. Ensuite, des cellules-œufs sont prélevées d’une « chienne-donneuse », qui sont ensuite énucléées en laboratoire, autrement dit, on leur enlève leur noyau. Les biologistes y insèrent alors une cellule issue du chien mort puis placent le tout dans une machine qui va pousser les membranes de la cellule et celle de la cellule-œuf à fusionner. Cela reproduit en quelque sorte la reproduction naturelle et la fusion entre l’ovocyte et le spermatozoïde. Une fois cette étape achevée, le résultat obtenu est injecté dans une chienne porteuse qui donnera naissance à un chien quelques mois plus tard, si le processus a fonctionné.

Nombreux sont les scientifiques qui s’offusquent de ce type de pratiques, s’inquiétant des dérives potentielles auxquelles celles-ci pourraient mener à terme.

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Source : techinsider