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Une société chinoise teste une mini version du Starship

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Crédit : Space Epoch

La start-up de lancement chinoise Space Epoch a récemment effectué plusieurs tirs statiques d’un prototype de fusée en acier inoxydable réutilisable visiblement inspiré du vaisseau Starship de SpaceX.

Space Epoch, un nouvel entrant sur la scène de l’aérospatial, vise à devenir le leader du système de transport interplanétaire chinois. Pour servir cette ambition, la société prend visiblement exemple sur l’un des plus grands acteurs du secteur : SpaceX. Il y a quelques mois, l’entreprise pékinoise avait en effet révélé son intention de développer un lanceur en acier inoxydable de 64 mètres de haut semblable au Starship, capable de soulever 6,5 tn sur une orbite héliosynchrone. Selon la société, ce lanceur pourra être réutilisé jusqu’à vingt fois. Et visiblement, le projet avance.

Space Epoch a en effet récemment effectué une série de tests sur un réservoir de propulseur en acier inoxydable de 4,2 m de diamètre combiné à un moteur à oxygène liquide-méthane Longyun-70. Les tests ont eu lieu sur le site de Jiuzhou Yunjian, dans la province d’Anhui.

Dans un communiqué, les responsables du site ont déclaré que la percée combinée des réservoirs de stockage en acier inoxydable et de la technologie du méthane à oxygène liquide a jeté des bases solides pour les essais en vol de fusée ultérieurs.

La société d’Elon Musk inspire

En plus de s’inspirer de SpaceX en termes de combinaison de réservoirs en acier inoxydable et de moteurs fonctionnant au méthane-LOX (méthane et oxygène liquides), Space Epoch utilise également une approche itérative avec un style proche des désignations SN/numéro de série employées pour le développement de Starship. Ici, on ne parle toutefois pas de SN10 ou de SN15, mais de XZH-1 D1 ou de XZH-1 D2. Le premier a été utilisé pour les tests présentés ci-dessus; le second sera utilisé pour un premier test de récupération en mer cette année.

Enfin, tout comme SpaceX avec son vaisseau Starship, Space Epoch cible également des marchés tels que le transport point à point, le tourisme spatial, la construction de stations ou encore la défense planétaire.

Rappelons également que la China Academy of Launch Vehicle Technology, le principal constructeur de lanceurs et de missiles balistiques à ergols liquides chinois, avait présenté l’année dernière un concept de vaisseau suborbital ressemblant lui aussi étrangement au Starship de SpaceX.

Ce n’est cependant pas la première fois que le programme spatial chinois s’intéresse de près à SpaceX. Lors du tout premier lancement de la société en 2006, un bateau-espion se trouvait en effet non loin de l’endroit où le premier étage de la Falcon 1 devait revenir. Nous savons également que la Chine a récemment fait évoluer les plans de la fusée Longue Marche 9 chargée d’envoyer des Chinois sur la Lune et sur Mars au cours de la prochaine décennie. Au départ consommable, elle sera finalement en partie réutilisable.

De son côté, SpaceX se prépare pour la première tentative de lancement orbital de son vaisseau Starship, coiffé au-dessus de son booster Super Heavy. Le vol pourrait avoir lieu en mars prochain.

Brice Louvet

Rédigé par Brice Louvet

Brice est un journaliste passionné de sciences. Ses domaines favoris : l'espace et la paléontologie. Il collabore avec Sciencepost depuis près d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.