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Six créatures étranges échouées sur les plages en 2022

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Crédits : Anton Donaldson

Chaque année, les restes d’étranges créatures océaniques s’échouent sur les plages du monde entier, révélant des informations sur certains des animaux les plus insaisissables et mystérieux de la planète. 2022 n’a pas dérogé à la règle. Voici une liste non exhaustive des poissons et autres cétacés retrouvés cette année.

Une baleine à bosse blanche

Il y a quelques mois, un Australien était tombé sur le cadavre de baleine à bosse juvénile de dix mètres de long alors qu’il faisait du kayak dans l’État de Victoria. Le corps de la créature, semblable à une statue de marbre, était particulièrement remarquable du fait de sa teinte étonnamment blanche.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette baleine à bosse morte ne souffrait pas d’albinisme (une maladie génétique qui empêche les animaux de produire des pigments cutanés), car elle avait des taches de peau foncée. En revanche, elle souffrait probablement de leucisme. Celle maladie génétique, similaire à l’albinisme, affecte la capacité de certaines cellules individuelles à produire des pigments. En conséquence, elle peut provoquer une décoloration inégale chez certaines créatures.

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Crédits : Peter Coles

Une étrange « masse »

Le 27 octobre dernier, une certaine Helen Marlow tombait sur une étrange masse étalée sur la plage de Marazion, près de Penzance, en Angleterre. Sur Internet, plusieurs théories ont vu le jour concernant sa nature : placenta de baleine, des sacs de sable ou même un ballon météo dégonflé. Après examen de plusieurs experts, il est devenu clair que la masse gélatineuse était en réalité l’estomac d’une baleine.

On ne sait pas exactement de quelle espèce il s’agit. Cependant, la taille de cet estomac laisse penser qu’il pourrait s’agir d’un rorqual commun (Balaenoptera physalus), d’un petit rorqual (Balaenoptera acutorostrata) ou d’une baleine à bosse (Megaptera novaeangliae).

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Crédits : Helen Marlow

Un calmar partiellement mâché

Il y a plusieurs mois, un groupe de touristes était tombé sur le cadavre abîmé d’un calmar géant, l’une des créatures les plus emblématiques des fonds marins, sur une plage de Nouvelle-Zélande. L’animal mesurait environ quatre mètres. Une partie de ses tentacules avait été mâchée, probablement par de petits requins.

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Crédits : Anton Donaldson

Une mystérieuse baleine à bec

En début d’année, la dépouille d’un type de baleine à bec de plus de quatre mètres recouverte d’éraflures était retrouvée sur une plage de Californie. On ignore de quelle espèce il s’agit, mais les spécialistes ont quelques idées. Il pourrait s’agir d’une baleine à bec de Hubbs (Mesoplodon carlhubbsi), d’une baleine à bec de Stejneger (Mesoplodon stejnegeri) ou encore d’un spécimen pygmée (Mesoplodon peruvianus). Le séquençage de l’ADN des échantillons de tissus aidera à déterminer l’espèce exacte.

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Crédits : Centre Noyo pour les sciences marines

Un énorme poisson osseux

En octobre dernier, un crapet géant était découvert près d’une île portugaise. D’après les analyses, cet énorme poisson mesurait environ 3,6 mètres de large et environ 3,5 mètres de long de son vivant. Il pesait également 2 744 kilogrammes sur la balance, ce qui en fait désormais le plus gros poisson osseux jamais découvert.

Le précédent record était détenu par l’un de ces poissons-lunes capturé au Japon en 1996. Le spécimen pesait environ 2 300 kg.

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Les chercheurs soulèvent le crapet géant à l’aide d’un treuil mécanique. Crédits : Association des naturalistes de l’Atlantique

Un requin du Groenland de 100 ans

Il y a quelque mois, un requin du Groenland (Somniosus microcephalus) était retrouvé échoué sur une plage britannique. Le poisson, qui avait au moins 100 ans au moment de sa mort, avait ensuite été emporté au large par la marée, puis ramené de nouveau sur la plage. Il mesurait environ quatre mètres de long et pesait 285 kg. Les pathologistes ont découvert plus tard des preuves de méningite, une inflammation des membranes protectrices qui recouvrent le cerveau et la moelle épinière.

Les requins du Groenland sont une espèce normalement habituée aux mers arctiques. Ces créatures sont également les vertébrés à la longévité la plus importante. Une recherche publiée dans Science en 2016 s’était appuyée sur les changements atmosphériques causés par des essais de bombes nucléaires sur plusieurs décennies pour estimer l’âge de plusieurs d’entre eux. Sur la base de ces analyses, les scientifiques pensent qu’ils pourraient vivre entre 400 et 500 ans.

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Crédits : Mermaid Pleasure Trips, Penzance
Brice Louvet

Rédigé par Brice Louvet

Brice est un journaliste passionné de sciences. Ses domaines favoris : l'espace et la paléontologie. Il collabore avec Sciencepost depuis près d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.