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Singapour : naissance du premier “gratte-ciel écosystème” !

Oasia Downtown Hotel / Crédits : WOHA

La seule présence de cette tour baptisée Oasia Dowtown suffit à multiplier la biodiversité du quartier des affaires de cette célèbre cité-état d’Asie du Sud-Est. Inaugurée il y a peu, cette tour comporte de nombreux avantages.

Singapour est un petit territoire d’environ 720 km² où vivent près de 5,5 millions d’habitants. Il s’agit du deuxième état le plus densément peuplé au monde avec une densité de 7700 habitants par kilomètre carré. Dans un tel contexte, la végétation n’est jamais trop présente. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que Singapour est surnommée « la ville-jardin », un nom relatif à un effort conséquent depuis des décennies pour rendre la ville plus agréable à vivre.

Une construction est venue s’ajouter à cette tendance : l’Oasia Dowtown (190 m), une tour de 27 étages composée d’une structure en résille d’aluminium. Celle-ci est encore rougeâtre, mais devrait se mettre à verdir puisque 33 espèces d’arbres et arbustes y sont présents, ainsi que 21 espèces de plantes grimpantes. Cette végétation pourra entre autres piéger du CO2 et lutter contre les îlots de chaleur urbains.

Une action en entraînant une autre, les porteurs du projet se sont aperçus que le végétal déjà placé sur la tour avait attiré des organismes vivants, au point de multiplier par onze la biodiversité du quartier :

« Nous avons observé des papillons, des oiseaux, des abeilles et des écureuils. Il y a des indices qu’un écosystème vertical prospère », indique Serena Khor qui travaille à Woha Architects, le cabinet singapourien à l’origine du concept.

La construction a été voulue par Far East Hospitality, le plus important opérateur hôtelier de la cité ayant créé la marque Oasia en 2011. Composée de quatre jardins suspendus situés au 6e, 12e, 21e et dernier étage, l’Oasia Downtown abrite en réalité un hôtel de 300 chambres.

« Oasia Downtown a été définie pour créer une imagerie alternative aux projets commerciaux de grande hauteur. Elle combine des solutions novatrices pour intensifier l’usage des terres avec une approche tropicale », indiquent les créateurs qui évoquent une approche « en club sandwich ».

Enfin, les architectes ont fait en sorte que les façades ne nécessitent pas de grand entretien, car ces derniers ont jugé qu’il était compliqué de trouver « des ouvriers qui soient à la fois des Spider-Men et des jardiniers ». Par ailleurs, il semble que l’empreinte écologique de l’immeuble n’ait pas été au premier plan dans le cahier des charges du projet, mais le bilan pourrait bel et bien être positif à ce niveau-là.

Sources : Science et VieBatiActuImmoWeek