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Si vous pouvez vous réveiller d’une chirurgie sans problème, c’est grâce à cet homme

Crédits : Pixnio

Si vous avez déjà été opéré·e sous anesthésie générale, et que vous vous êtes réveillé·e sans difficultés, alors c’est aussi cet homme qu’il faut remercier. John Glen, un ancien vétérinaire, s’est en effet vu récompenser pour la découverte du propofol, qui permet aujourd’hui des millions d’interventions chirurgicales dans le monde entier.

Le propofol est aujourd’hui l’anesthésique le plus utilisé dans le monde, permettant un repos complet pendant la chirurgie, et un rétablissement relativement exempt d’effets secondaires indésirables. Ce ne fut pas toujours le cas. C’est donc tout logiquement que l’ancien vétérinaire-anesthésiste écossais John Glen – qui passa plus de 13 ans à développer le propofol – vient d’être récompensé pour sa contribution.

La Fondation Albert et Mary Lasker vient en effet de décerner ses trois prix annuels, considérés comme les plus prestigieux des États-Unis (ils précèdent souvent les prix Nobel), à quatre chercheurs. John Glen partage ainsi son succès avec Michael Grunstein, récompensé pour ses travaux sur l’histone – aujourd’hui essentiels dans la régulation des gènes – et avec Joan Argetsinger Steitz, saluée pour ses travaux en biologie de l’ARN.

«J’ai été très surpris, a déclaré l’ancien vétérinaire. Nous allons partir en vacances et je pense que ma femme aimerait une nouvelle voiture [le prix s’accompagne d’une somme de 250 000 dollars]. J’ai été ravi quand j’ai reçu l’appel. Mais beaucoup de personnes ont travaillé sur cette substance, et tant d’anesthésiologistes travaillent avec elle tous les jours pour traiter les patients, que cela ressemble vraiment à un grand effort d’équipe, explique-t-il à Sciencemag. J’ai presque l’impression que c’est le médicament qui devrait recevoir le prix, pas moi».

C’est dans les années 70 que John Glen s’attela à ses recherches. Treize années d’expériences et de tests l’auront finalement conduit à la composition du propofol. Si les premiers tests sur les animaux ont été encourageants (une fois les souris réveillées, celles-ci devaient tenir en équilibre sur une surface étroite), les premiers essais cliniques ont au départ échoué. Le propofol devait être mélangé à une autre substance pour le rendre soluble, mais laquelle ?

Le chercheur réussit finalement à développer une formule efficace chez les humains. Puissant, l’anesthésique prenait effet rapidement, et ne causait pas de lésions tissulaires comme d’autres médicaments utilisés à l’époque. La formule fut finalement approuvée en Grande-Bretagne en 1986, et quelques années plus tard dans plus de 90 pays.

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