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Si le monstre du Loch Ness existe bel et bien, alors les chercheurs le trouveront

Crédits : iStock

Certains prétendent que c’est un monstre préhistorique tandis que d’autres sont persuadés qu’il s’agit d’un esturgeon géant. Beaucoup pensent également que ce n’est qu’un produit de notre imagination. La légende du monstre du Loch Ness est tenace, mais malgré quelques photographies contestées et des lectures de sonar, les preuves de l’existence de la créature mythique sont restées purement anecdotiques. Mais cela devrait bientôt changer.

Une équipe internationale de chercheurs originaires de la Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni, du Danemark, des États-Unis, d’Australie et de France projette en effet d’analyser les eaux troubles du lac d’eau douce le plus mystérieux d’Écosse. En utilisant l’échantillonnage de l’ADN environnemental (ADNe), les scientifiques espèrent établir une liste complète de tous les êtres vivants du Loch Ness. Les résultats de cette expérience seront ensuite comparés aux autres lacs des Highlands écossais. Si le monstre du Loch Ness existe bel et bien, alors les chercheurs le trouveront. « Chaque fois qu’une créature se déplace à travers son environnement, elle laisse derrière elle de petits fragments d’ADN de la peau, d’écailles, de plumes, de fourrure, de selles ou d’urine », explique Neil Gemmell, principal meneur de l’étude. « Cet ADN peut être capturé, séquencé et ensuite utilisé pour identifier cette créature en comparant la séquence obtenue à de grandes bases de données de séquences génétiques connues à partir de 100 000 organismes différents ».

Crédits : Wikipedia / Sam Fentress

Affectueusement appelé Nessie, le monstre du Loch Ness est généralement considéré comme une créature à long cou avec une ou deux bosses, ressemblant à un plésiosaure. Si un tel monstre existe réellement, il aurait théoriquement dû laisser des traces biologiques de sa présence dans l’eau. Le chercheur, généticien et professeur à l’Université d’Otago (Nouvelle-Zélande) doute que son équipe puisse trouver des preuves de séquences d’ADN semblables à celles d’un grand reptile marin. Néanmoins, comme tout bon scientifique, il reste ouvert d’esprit. « De gros poissons comme les poissons-chats et les esturgeons ont été suggérés comme explications possibles du mythe : nous pouvons très bien tester cette idée », dit-il.

L’étude, bien sûr, ne se concentrera pas uniquement sur cet éventuel monstre marin. « Nous tirerons également de nouvelles connaissances sur les organismes qui habitent le Loch Ness – le plus grand corps d’eau douce du Royaume-Uni », note le chercheur, qui entrevoit la découverte de nouvelles espèces dans les eaux – en particulier des bactéries. L’étude pourrait également faire la lumière sur la manière dont les espèces envahissantes – comme le saumon rose du Pacifique – ont perturbé l’écosystème du lac.

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