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Des chercheurs pensent avoir découvert des globules rouges dans des os fossilisés de dinosaures

Crédits : ractapopulous / Pixabay

Alors que Jurassic World sort dans les salles de cinéma, des chercheurs viennent de découvrir ce qui pourrait être des globules rouges dans des os fossilisés de dinosaures.

Des fossiles de dinosaures datant de 75 millions d’années ont révélé contenir des tissus mous. Découverte extrêmement rare puisque ces tissus sont habituellement peu résistants à la fossilisation. En analysant 8 échantillons datant du Crétacé, grâce à la microscopie électronique, les chercheurs de l’Imperial College de Londres ont déniché et étudié des structures qui pourraient être des restes cellulaires. Sergio Bertazzo, l’un des scientifiques de l’étude, publiée le 9 juin dernier dans Nature Communications, explique : « Nous avons encore besoin de confirmer ce qu’on a vu mais ces anciennes structures tissulaires ont des similitudes avec les globules rouges et les fibres de collagène ».

Avec un spectromètre de masse à ionisation, les chercheurs ont découvert que la signature de ces globules rouges serait similaire à celle du sang d’émeu, les oiseaux étant des descendants de dinosaures. La question que se posent les scientifiques est alors de savoir si les dinosaures avaient un sang chaud ou froid, ce qui ne pourra être prouvé qu’avec plus d’échantillons. « On pense que les ancêtres des dinosaures étaient à sang froid (leur température corporelle varie avec celle de leur milieu), tandis que leurs descendants, les oiseaux, sont à sang chaud (leur température corporelle est constante, comme nous). Cela signifie qu’au fil du temps, les caractéristiques du sang ont évolué », précise Sergio Bertazzo.

« Mais ce qui est vraiment excitant dans notre étude est le fait que nous avons retrouvé de telles structures dans des fossiles mal conservés. Cela laisse penser que la préservation des tissus mous dans les fossiles est bien plus répandue », explique Susannah Maidment, une autre chercheuse de l’étude. Cette découverte permettrait aux scientifiques de mener des études sur la physiologie et sur le métabolisme des espèces éteintes depuis très longtemps, comme les dinosaures.

Sources : Nature Communications, AFP

– Illustration : Marcin Chady