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Vous semblez condamné au célibat? La génétique pourrait peut-être l’expliquer !

Crédits : iStock

Vous n’arrivez jamais à faire perdurer vos relations amoureuses au-delà de quelques mois ? Ne culpabilisez pas car il se pourrait que vous n’en soyez pas directement responsable. Des chercheurs ont en effet découvert que la génétique pouvait y jouer un rôle majeur.

Des chercheurs de l’université de Pékin (Chine) ont fait une découverte qui pourrait enfin expliquer pourquoi certaines personnes, qui n’ont objectivement aucune raison d’être célibataires, n’arrivent pas à s’épanouir durablement au sein d’une relation amoureuse. Dans une étude publiée le 20 novembre dans la revue Scientific Reports, les scientifiques ont en effet déclaré avoir identifié la variante d’un gène – un polymorphisme du gène 5-HT1A – qui serait «  associé de manière très significative avec les chances de se retrouver seul ».

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont mené une étude portant sur une cohorte de 579 étudiants chinois. Ils ont ainsi découvert que seulement 40% de ceux qui avaient ce polymorphisme du gène 5-HT1A étaient en couple, soit une différence de 1,4% par rapport à ceux qui ne l’avaient pas. Si cet écart peut paraître minime, il est cependant suffisant pour être significatif d’un point de vue statistique, d’autant qu’un grand nombre d’autres facteurs pouvant l’expliquer ont été écartés (religion, statut socio-économique, etc.).

Des résultats à relativiser

Bien qu’il serait tentant – ou plutôt inquiétant selon le point de vue – de penser que notre malchance amoureuse serait uniquement imputable à l’action d’un gène, il est cependant important de relativiser ces résultats en rappelant que l’étude a été réalisée auprès d’étudiants. Il s’agit en effet d’une période de la vie qui, du fait de l’immaturité et des pressions sociales, est marquée par une grande instabilité aussi bien sur le plan personnel qu’interpersonnelle.

Il faudra donc attendre que cette étude soit reconduite auprès d’une cohorte d’individus aux tranches d’âges plus hétérogènes afin de voir si ces résultats se confirment ou non…

Sources: Nature