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Selon une nouvelle étude, les chiens comprennent ce que l’on dit et la manière dont on le dit !

Crédits : a-mblomma / Pixabay

Selon des chercheurs hongrois, les chiens utilisent, comme l’être humain, l’hémisphère gauche du cerveau afin d’interpréter les mots, et certaines régions de l’hémisphère droit dans le but d’analyser l’intonation de la voix. Le meilleur ami de l’homme sait donc comment interpréter notre langage.

Cette affirmation est issue des résultats d’une étude parue dans la revue Science le 29 août 2016, menée par des chercheurs de l’université Eötvös Loránd située à Budapest (Hongrie).

Selon les scientifiques, la zone du cerveau liée au plaisir du chien est seulement activée lorsque le maitre lui communique des paroles gentilles et agréables, couplées à une intonation juste. Les observations ayant été faites montrent que les mécanismes neuronaux capables de traiter les mots ont évolué plus vite que nous le pensions chez le chien, et qu’ils ne sont d’ailleurs pas exclusivement réservés au cerveau humain.

L’étude démontre également que si un chien vit au milieu d’une ambiance riche en mots, les représentations de leur sens se développent chez lui, et ce même s’il est incapable de parler. Cette affirmation vaudrait également pour d’autres animaux de compagnie.

« Le cerveau humain non seulement analyse séparément les mots que nous entendons mais aussi la manière dont ils sont dits, intégrant les deux types d’informations pour parvenir à un sens. Nos conclusions suggèrent que le cerveau des chiens fonctionne de manière très similaire »
explique Attila Andics, du département d’éthologie de l’université Eötvös Loránd.

Pour l’étude, 13 chiens ont été dressés par les chercheurs, afin qu’ils restent immobiles le temps d’un scanner de leur cerveau pendant que leur maitre leur parlait. Cette manipulation a donc permis d’analyser leur activité cérébrale. Ainsi, les scientifiques ont constaté que les chiens activaient une zone spécifique de l’hémisphère droit du cerveau afin de différencier une intonation agréable d’une intonation qui ne l’est pas. Cette même zone traite également les sons relatifs à une émotion, bien qu’il ne s’agisse pas de paroles.

Les chercheurs hongrois estiment que ce qui « rend les mots uniquement humains ce n’est pas une capacité neuronale particulière mais notre créativité pour leur utilisation. »

Sources : Sciences et AvenirDirect Matin