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Selon une étude, une carence en acide folique représente un danger irréversible

Crédits : Public Domain Pictures

Des chercheurs danois estiment que tout le monde devrait surveiller son niveau de folates dans le sang. Selon eux, une carence en acide folique peut gravement affecter le processus de division cellulaire et de réplication de l’ADN.

Qu’est-ce que l’acide folique ?

L’acide folique (ou vitamine B9) est une vitamine hydrosoluble que l’on retrouve dans les épinards, les brocolis, les champignons ainsi que les crustacés. On associe souvent les carences en acide folique à des déformations du cerveau du fœtus et à certaines maladies mentales. C’est pourquoi les médecins recommandent aux femmes enceintes de prendre des compléments de vitamine B9.

Selon un communiqué publié par l’Université de Copenhague (Danemark) le 14 décembre 2018, cette surveillance des carences en vitamine B9 devrait concerner l’ensemble de la population. Pour les chercheurs, les processus de division cellulaire et de réplication de l’ADN pourraient être sérieusement affectés, causant des anomalies chromosomiques.

Crédits : Flickr / Zappys Technology Solutions

Des anomalies irréversibles

Afin de comprendre pourquoi une carence en acide folique représente un danger, les chercheurs ont étudié les lymphocytes. Selon l’étude, les anomalies concernent principalement les cellules ayant une séquence de bases nucléiques CGG particulièrement longue. Le problème réside dans le fait que les anomalies chromosomiques sont plus prononcées que ce que les scientifiques pensaient. Mais surtout, il s’agit là d’anomalies malheureusement irréversibles.

«Le problème de la carence en folate est qu’elle affecte le maintien du chromosome et qu’une cellule ayant perdu tout ou une partie d’un chromosome ne peut plus être corrigée. En d’autres termes, une fois que la division cellulaire a mal tourné, vous ne pouvez plus y remédier en consommant beaucoup d’acide folique» a déclaré le professeur Ying Liu de l’Univerité de Copenhague, principal auteur de l’étude.

Ainsi, l’ADN défectueux est transmis aux enfants. Les jeunes filles qui en héritent seront par la suite susceptibles de le transmettre à leur future progéniture. La prochaine étape pour les chercheurs consistera à étudier les parties du génome concernées. Le but ? Dresser une cartographie des zones les plus susceptibles d’être affectées par une carence en acide folique.

Sources : Medical XpressFutura Sciences

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