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Selon une étude, se coucher tard nuit à la productivité !

Crédits : paolo81 / istock

Selon que l’on soit un oiseau de nuit ou un lève-tôt, le rythme de vie peut avoir un effet sur la productivité. En effet, le fonctionnement de l’organisme influe l’activité des personnes durant la journée.

L’importance du chronotype

Les humains ont tous leur propre horloge interne, calée sur un rythme bien particulier. Il s’agit du rythme circadien, un rythme biologique d’une période d’environ 24 heures. De tels rythmes biologiques existent chez tous les êtres vivants – bactéries comprises – et se manifestent par des variations cycliques d’un grand nombre de paramètres physiologiques (activité métabolique, sécrétion d’hormones). Chez l’Homme, on sait aussi que les activités quotidiennes et la lumière solaire participent au recalage de ce rythme circadien.

Il faut savoir qu’en fonction de leur horloge interne et leur génétique, les individus développent leur propre chronotype. Or, ce chronotype détermine leur rythme de sommeil. Les personnes à classer dans les chronotypes matinaux se couchent et se lèvent tôt. Dès le réveil, leur attention est bien présente, tout comme leur capacité à être productifs. Dans le cas des chronotypes diurnes, ceux-ci se couchent plus tard et mettent davantage de temps à émerger au réveil.

Citons enfin les chronotypes nocturnes, caractérisant des individus se couchant très tard et appréciant les grasses matinées. Au réveil, ces personnes sont dans le brouillard jusqu’au soir durant lequel se produit un regain d’énergie. Ces chronotypes nocturnes sont plus assujettis aux maladies cardiaques, diabète et autres. La raison se situe en partie au niveau d’une hygiène de vie moins bonne et d’une activité physique moins importante.

Crédits : isakarakus/Pixabay

Les nocturnes moins enclins à la productivité

Les conclusions concernant l’influence des chronotypes sont souvent approximatives. En effet, celles-ci reposent sur les déclarations de personnes interrogées. Toutefois, l’étude publiée dans le Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports le 19 juin 2020 apporte une réelle réponse scientifique. Les chercheurs de l’Université Oulu (Finlande) ont interrogé et suivi 6 000 personnes durant deux semaines. L’objectif ? Comprendre leur mode de vie.

Selon les résultats, les personnes “du matin” ont une activité physique plus importante que les autres. Ceci représente l’équivalent de 30 minutes d’exercice en plus par jour (20 pour les femmes) par rapport aux individus nocturnes. Ceci pourrait être notamment corrélé au regain d’énergie des nocturnes durant le soir, un moment durant lequel les infrastructures sportives sont généralement fermées.

Ainsi, l’organisme des nocturnes fonctionne en décalé si bien que celles-ci doivent lutter pour trouver un équilibre dans leur sommeil. En général et ceci n’est finalement pas un hasard, les nocturnes sont plus fatigués que les autres et donc, moins productives.