Selon les scientifiques, le trou de la couche d’ozone se résorbe

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En majeure partie provoqué par l’activité humaine, le « trou de la couche d’ozone » au-dessus de l’Antarctique continue à se résorber selon les scientifiques. Celui-ci aurait diminué de plus de quatre millions de km² depuis 2000 soit environ la moitié de la superficie des États-Unis.

La couche d’ozone est la partie de l’atmosphère située entre vingt et cinquante kilomètres d’altitude (stratosphère), où la concentration en ozone est forte. Elle joue un rôle protecteur puisque cette couche absorbe la plus grande partie du rayonnement solaire ultraviolet qui est dangereux pour les organismes vivants. Mise en danger par le fameux « trou de la couche d’ozone », celle-ci semble aller mieux.

En effet, selon un article publié jeudi 30 juin dans la revue américaine Science par l’équipe de Susan Solomon, professeur de chimie et de science du climat au Massachusetts Institute of Technology (MIT), ce trou a diminué de plus de 4 millions de km2, soit environ la moitié de la superficie des États-Unis, depuis 2000, lorsque les pertes d’ozone étaient les plus grandes. Pour les chercheurs, ce sont les efforts réalisés depuis les mesures prises lors du Protocole de Montréal de 1987 qui portent leurs fruits (interdiction progressive des gaz chlorés qui étaient présents dans les systèmes de climatisation, de réfrigération, les aérosols pour les laques à cheveux et dans certains processus industriels).

Cette étude basée sur des mesures prises en septembre depuis quinze ans, pendant le printemps austral, révèle aussi pour la première fois une pause passagère dans ce processus en octobre 2015, à cause d’une éruption du volcan Calbuco dans le sud du Chili six mois plus tôt. « Mais globalement le trou d’ozone paraît être sur la voie de la guérison » précisent les chercheurs, qui annoncent une guérison complète de la couche d’ozone pour 2050.

Selon le dernier rapport de l’Organisation météorologique mondiale et du programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), publié en 2015, la concentration atmosphérique des gaz chlorés, à l’origine de l’appauvrissement de l’ozone, a diminué de 10 à 15 % par rapport au pic de la fin des années 1990. « Nous pouvons désormais être confiants dans le fait que les mesures internationales prises ont mis la planète sur la voie du rétablissement » déclare Susan Solomon.

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