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Selon Bill Gates, le nucléaire sera incontournable dans un futur proche !

Crédits : DFID / Wikipédia

Dans une récente interview, le milliardaire étasunien fondateur du géant Microsoft a évoqué une technologie propre et plus sûre que les énergies fossiles. Pour lui, le nucléaire est également une alternative plus réaliste aux énergies renouvelables.

Le nucléaire plus sûr que tout

La dernière fois que Bill Gates faisait parler de lui, ce fut au début du mois de février 2021. L’intéressé avait indiqué être «surpris » par les théories complotistes en lien avec l’actuelle pandémie de Covid-19. Il les a d’ailleurs jugées complètement «folles » et «perverses ». Lors d’une autre interview donnée à la chaine CNBC le 25 février, le milliardaire a évoqué un sujet bien différent : le nucléaire. Bill Gates – ayant toujours été du côté du nucléaire – a évoqué deux arguments lors de cette entrevue. Le premier concerne la lutte contre le réchauffement climatique. En effet, le nucléaire ne génère pas de gaz à effet de serre. D’un autre côté, l’intéressé a souligné l’aspect sécuritaire, ce qui peut paraître assez paradoxal.

Le fondateur de Microsoft estime que malgré les catastrophes de Tchernobyl (1986) et Fukushima (2011), le nucléaire reste plus sûr que n’importe quelle autre source d’énergie. Peut-on lui donner tort ? Une méta-étude relayée par Visual Capitalist en 2018 rappelle que le nucléaire cause la mort de 90 personnes (pour chaque 1 000 TWh). Or, c’est moins que le charbon (100 000 décès), le pétrole (36 000), le solaire (440) et même l’éolien (150).

centrale nucléaire
Crédits : distelAPPArath/Pixabay

Le salut : les mini-centrales

S’il est certain que les énergies fossiles appartiennent à un autre temps, Bill Gates fait également peu confiance aux énergies renouvelables. Selon lui, ces dernières sont impossibles à mettre en place à grande échelle. Intermittentes, ces énergies doivent absolument faire l’objet d’un stockage efficace et l’obstacle le plus important dans cette entreprise est incarné par les batteries. Le milliardaire souligne qu’il sait de quoi il parle, dans la mesure où il aurait perdu beaucoup d’argent dans ce genre de technologie.

Ayant fait l’impasse sur la question du stockage des déchets nucléaires, Bill Gates a évoqué un important défaut concernant cette technologie : son prix. Une centrale nucléaire type EPR (troisième génération) coûte entre 20 et 25 milliards de dollars. Ceci serait le fait de sécurité toujours plus stricte. De plus, il faut une dizaine d’années pour mettre en place ce type d’installation.

Pour Bill Gates, le salut viendra des mini-centrales nucléaires ou Small Modular Reactor (SMR). Modulables, celles-ci seraient plus sûres en cas d’incident, mais également intéressantes dans le cadre d’une production décentralisée. En France, EDF mène un projet de ce type : un réacteur de seulement 25 m de longueur pour 4,6 m de diamètre pour une puissance de 300 MWe maximum. Aux États-Unis, la start-up NuScale Power y travaille également, tout comme TerraPower, une autre société fondée par… Bill Gates.