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Séisme en Nouvelle-Zélande, les dégâts sur la faille de Kekerengu filmés par un drone

Credits: Capture video

Il y a tout juste une semaine, l’île Sud de la Nouvelle-Zélande faisait face à un puissant tremblement de terre d’une magnitude de 7,8 qui a notamment provoqué un glissement de dix mètres entre les deux lèvres de la faille de Kekerengu. Un drone a filmé les dégâts sur cette faille.

Le 14 novembre dernier, un puissant tremblement de terre d’une magnitude de 7,8 sur l’échelle de Richter frappait l’île sud de la Nouvelle-Zélande, causant la mort de deux personnes et provoquant de nombreux dégâts, notamment dans la ville de Christchurch située à seulement 90 km de l’épicentre du séisme et proche de la localité de Kaikoura.

Comme l’avait expliqué Robin Lacassin, géophysicien à l’Institut du Globe de Paris, la situation de la Nouvelle-Zélande est particulière puisqu’elle est placée sur une frontière de plaques tectoniques séparant la plaque pacifique de la plaque australienne, ce qui implique des mouvements très complexes en raison des différentes failles qui s’y sont formées. « La plaque pacifique s’enfonce à raison de 4 cm/an sous l’Australie. Mais ce mouvement est très oblique. Du coup, en surface la nouvelle Zélande est découpée en blocs, séparés par de grandes failles et qui coulissent l’un contre l’autre horizontalement ».

« Le séisme du 14 novembre est complexe et a rompu plusieurs failles, dont la faille de Kekerengu. Le glissement – horizontal – entre les deux lèvres de la faille a été évalué à dix mètres. Il est probable que d’autres failles aient également glissé », avait expliqué Robin Lacassin, géophysicien à l’Institut du Globe de Paris.

C’est justement ce glissement entre les lèvres de cette faille de Kekerengu, une zone qui bouge en moyenne de 20 à 25 mètres tous les 1 000 ans, qui a été capturé en vidéo par le biais d’un drone. Comme on l’apprend dans la vidéo ci-dessous, la longueur de cette rupture visible à la surface de la terre néo-zélandaise est approximativement de 30 km.

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Rédigé par David Louvet-Rossi