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Sécheresse : le Doubs s’est évaporé sur plusieurs kilomètres !

Crédits : capture YouTube / France 3 Bourgogne-Franche-Comté

La rivière Doubs n’existe plus sur plusieurs kilomètres, un phénomène se produisant en raison de la sécheresse. Or, il ne s’agit pas de la première fois que cette rivière s’assèche. La situation commence sérieusement à inquiéter dans la mesure où il est question d’une quasi-disparition.

Les pluies d’autonome se font attendre

Le Doubs est une rivière longue de 453 km traversant trois départements de la région Bourgogne-Franche-Comté sur 430 km. Il s’agit du Doubs, du Jura et de la Loire. Sur 85 km, le Doubs traverse les cantons suisses de Neuchâtel et du Jura. Cette rivière est le principal affluant de la Saône, ce qui en fait un sous-affluent du Rhône. Comme l’explique France Info dans un article du 17 septembre 2020, cette rivière s’est comme évaporée par endroits. À Villers-le-Lac (Doubs) par exemple, des dizaines de personnes viennent constater les dégâts. La raison du problème n’est qu’autre que l’actuel épisode de sécheresse sévère.

Au début de l’été, des pêcheurs de la région ont sauvé des centaines de poissons à l’aide de filets. Selon eux, la plus grande inquiétude concerne l’éventualité que cette situation perdure jusqu’à l’hiver. Les premières pluies d’automne arrivent habituellement durant les mois de septembre et octobre mais aucune précipitation n’est annoncée prochainement.

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Crédits : capture YouTube / France 3 Bourgogne-Franche-Comté

Un impact direct sur la végétation

Selon l’Est Républicain, la cascade du Saut du Doubs reste désespérément sèche alors que le département est passé en « crise sécheresse » le 12 septembre 2020. les riverains ont rappelé qu’en 2018, il aura fallu attendre jusqu’au mois de décembre pour observer à nouveau cette cascade de 27 mètres de hauteur. Comme l’explique Tiffany Droz-Bartholet, gestionnaire des bateaux du Saut du Doubs, la partie la plus jolie est toujours navigable bien que la balade en bateau sur le Doubs s’est réduite de moitié. L’intéressée évoque cependant la possibilité d’étancher la rivière sur quelques centaines de mètres à l’aide de bâches.

Cette solution de fortune permettrait de maintenir la réserve naturelle et ses effets bénéfiques en termes d’écologie et d’économie. En revanche, certains experts ne sont pas convaincus, comme c’est le cas de Pascal Reilé, hydrogéologue spécialiste du bassin du Doubs. Le chercheur estime que si les épisodes de sécheresse perdurent de cette manière, le cours supérieur pourrait devenir une vallée sèche par endroits.

Par ailleurs, il est question de dégradations au niveau de l’alimentation en eau des forêts. Ceci pourrait malheureusement avoir un impact direct sur la végétation. Les sapins déjà affaiblis aujourd’hui, pourraient dans quelques siècles laisser place à un causse buissonnant, comme dans le plateau du Larzac dans le sud du Massif central.