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Est-il réellement possible de s’échapper d’un sous-marin ?

Crédits : Zinco79 / iStock

Lorsque l’on s’imagine à bord d’un sous-marin, il est facile de se dire qu’en cas de gros problème, la mort est la seule issue. Ce danger était très présent à l’époque des premiers appareils de ce type, mais aujourd’hui, les chances de survie sont beaucoup plus importantes.

Un danger évident

Si le concept du sous-marin remonte à l’Antiquité, les premiers engins réellement opérationnels datent du XIXe siècle. Il faut savoir que l’immersion maximale d’un sous-marin militaire était d’une centaine de mètres durant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, la profondeur maximale se situe entre 300 et 400 mètres. Imaginons la situation suivante : un sous-marin rencontre un problème et se trouve dans l’incapacité de remonter à la surface. L’oxygène se fait de plus en plus rare et l’équipage doit s’extraire pour tenter de survivre. Une question se pose alors : comment sortir de cet engin soumis à la pression d’une eau glaciale et remonter à la surface ?

Comme l’expliquait Wired dans un article paru en 2020, cette interrogation est apparue très vite lors de l’accident du Brandtaucher, le tout premier sous-marin totalement submersible alors en phase de test. En 1851, l’appareil sombre à seize mètres de profondeur dans le port de Kiel (Allemagne). À cette profondeur, il est impossible d’ouvrir la trappe de sortie en raison de la pression. Les trois membres d’équipage en proie à une asphyxie certaine après quelques heures ont eu l’idée d’inonder le sous-marin. L’objectif était alors d’augmenter et équilibrer la pression de l’air avec celle de l’eau afin de pouvoir ouvrir la trappe.

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Crédits : razihusin / iStock

Double trappe, poumons artificiels et combinaisons

À partir des années 1900, les sous-marins ont été équipés d’une double trappe de sortie. En effet, disposer de la seule option d’inonder l’engin était tout simplement inacceptable. Entre les deux trappes se trouve ainsi un sas de taille réduite dans lequel peuvent tenir deux hommes. Le sas en question peut se remplir et se vider, ce qui permet de jouer sur la pression de la trappe donnant sur l’extérieur. Celle-ci peut ainsi s’ouvrir et se fermer sans problème. Il faudra néanmoins attendre la moitié du XXe siècle pour voir la pression s’équilibrer dans le sas. Cela a été possible grâce à des « poumons artificiels », des poches en caoutchouc contenant des produits chimiques pour capter le CO2. Ainsi, les marins pouvaient inhaler leur propre respiration et s’enduisaient de graisse afin de résister au froid.

Aujourd’hui, les équipements sont bien plus avancés. Les sous-marins contiennent des combinaisons anti-froid. Ces dernières sont remplies d’un air et permettent de respirer tout en remontant plus vite vers la surface. Ces combinaisons de couleur vive sont également équipées d’un radeau de sauvetage individuel permettant d’être vu tout en flottant à la surface de l’eau dans l’attente des secours.