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Pour ce scientifique cognitif, l’homme ne pourra survivre sur Mars qu’avec des modifications génétiques

Nous ne sommes qu’à une décennie environ d’envoyer des humains sur Mars, mais pour le scientifique cognitif Konrad Szocik, il est peu probable que les êtres humains puissent survivre sur la planète rouge sans une modification du corps.

Dans la revue Space Policy, le scientifique cognitif Konrad Szocik de l’Université des technologies de l’information et du management, en Pologne, publie une étude peu encourageante quant aux capacités de survie d’une colonie humaines sur Mars. Selon lui, les simulations effectuées sur Terre ou dans l’ISS ne peuvent en aucun cas préparer l’homme aux défis martiens.

« Nous ne pouvons pas simuler les mêmes conditions physiques et environnementales pour reconstituer l’environnement martien comme des caractéristiques telles que la microgravité martienne ou l’exposition au rayonnement. Par conséquent, nous ne pouvons pas prédire les effets physiques et biologiques des humains vivant sur Mars », note-t-il.

Selon Konrad Szocik, l’environnement martien n’est pas compatible avec la psychologie et la physiologie de l’humain. « Mon idée est que le corps humain et l’esprit sont adaptés pour vivre dans l’environnement terrestre. Par conséquent, certains défis physiologiques et psychologiques particuliers pendant le voyage et ensuite pendant la vie sur Mars seront probablement trop difficiles pour que les êtres humains y survivent. »

Il évoque notamment les cas de Scott Kelly (astronaute américain) et de Mikhail Kornienko, (cosmonaute russe) qui ont passé le plus long séjour à bord de la Station Spatiale Internationale. Aujourd’hui, les deux hommes souffrent encore des conséquences physiologiques que ce séjour a eu sur leur corps. Pour le scientifique polonais, un voyage vers Mars serait bien pire pour les astronautes, lesquels connaîtraient de plus la faible probabilité d’un retour sur Terre.

« Ces premiers astronautes seront conscients qu’après le voyage d’une durée d’un an, ils devront vivre sur Mars pendant au moins plusieurs années ou probablement toute leur vie, car leur retour sera très probablement technologiquement impossible. Peut-être que ces premiers colonisateurs sauront que leur mission est un aller simple », explique-t-il.

Pour lui et son équipe, des modifications corporelles ou génétiques seront nécessaires à la survie d’une colonie humaine sur la planète rouge. Ils suggèrent ce qui leur paraît être la meilleure solution : l’accélération artificielle de l’évolution biologique des astronautes avant qu’ils ne commencent leur mission. « Des solutions permanentes comme des modifications génétiques et/ou chirurgicales pourraient rendre les colons capables de survivre sur Mars d’une manière que les humains non modifiés ne le peuvent pas ».

À l’aube des départs vers Mars, de nombreuses questions se posent toujours et pour garantir leur réussite, aucune ne pourra être négligée.