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Que faut-il savoir du sexe et de la procréation dans l’espace ?

Crédits : Capture du film Love - Gaspard Noe

Faire l’amour et procréer dans l’espace, mythe ou réalité ? Si les États-Unis indiquent que jamais aucun astronaute n’a eu de rapports sexuels dans l’espace, il s’avère que la procréation n’est pas vraiment une bonne idée du fait des radiations cosmiques et de l’absence de pesanteur.

Le 12 avril 2017 a eu lieu la Journée Internationale du vol spatial habité. Il s’agit d’une occasion idéale pour évoquer la question du sexe dans ce milieu hostile, une question pertinente dans la mesure où les projets de conquête spatiale évoquent régulièrement de longs voyages dans l’espace dans le but de coloniser d’autres planètes.

En effet, les États-Unis veulent envoyer des missions habitées vers Mars pour 2030 et SpaceX promet le premier voyage vers cette même planète en 2024. Ceci montre que techniquement et financièrement, des projets de colonisation sont en théorie possibles. La question de la procréation se pose pourtant bel et bien, mais le fait est que l’on en sait encore assez peu à ce sujet !

Selon une enquête du Five Thirty Eight, il n’y aurait jamais eu de rapport sexuel dans l’espace du fait d’astronautes américains. Il n’y a donc aucune preuve de rapport dans l’espace, mais le couple Jan Davis /Mark Lee qui s’est marié en secret en 1992, n’a pas pu être remplacé pour effectuer le vol STS-47 la même année. Pour ce qui est de la Russie, la cosmonaute Svetlana Yevgenyevna Savitskaya affirme avoir eu un rapport avec un de ses deux coéquipiers à bord de la station spatiale Saliout 7 lancée en 1982.

Les scientifiques présents sur la Station Spatiale Internationale (ISS) ont mené des expériences et ont réussi à faire s’accoupler cinq espèces animales différentes dans l’espace. Le premier a été réalisé en 1994 et mettait en scène des médaks, un poisson d’Asie du Sud-est vivant dans les rizières. La mouche à fruit a eu moins de chance et a passé deux fois plus de temps à trouver sa partenaire que sur Terre. Le constat est là : l’absence de pesanteur désoriente les partenaires.

Il a été avéré qu’un séjour prolongé dans l’espace cause une chute des taux de testostérone lors d’un séjour prolongé dans l’espace. Lorsque l’on sait que cette hormone participe grandement à un bon fonctionnement de la sexualité chez les hommes (mais aussi les femmes), il y a de quoi s’inquiéter. Cette chute hormonale est due à l’absence de pesanteur dans l’espace, mais puisqu’il est question de coloniser Mars, il faut savoir que sur cette planète, la gravité représente seulement un tiers de celle de la Terre, c’est encore trop peu !

D’autres éléments ne penchent pas du côté du sexe et de la procréation dans l’espace. Mauvaise nouvelle pour les hommes, l’absence de gravité réduit la pression artérielle dans les membres inférieurs tels que les pieds, les mollets, les cuisses et donc le pénis. L’absence de gravité impacterait alors la capacité du pénis à entrer en érection tout simplement, car ce dernier se met au garde-à-vous sous l’effet de l’afflux de sang. Mais ce n’est pas tout !

La question du développement d’un fœtus en micropesanteur est encore une véritable énigme. Il y a aussi les radiations cosmiques desquelles nous sommes protégés sur Terre qui bombardent l’ADN des voyageurs de l’espace et peuvent conduire à des altérations génétiques. Celles-ci se transmettront à coup sûr de génération en génération dans le cadre d’une colonisation. Pas rassurant !

Sources : Futura SciencesLe Figaro