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Pour sauver les éléphants, les mammouths pourraient devenir une espèce protégée

Crédits : hummelmose / Pixabay

Bien que le mammouth soit disparu depuis plus de 4 000 ans, leur ivoire sert aujourd’hui directement au blanchiment illégal d’ivoire d’éléphants. Alors, le mammouth pourrait bientôt devenir une espèce protégée, ce qui permettrait de lutter contre le braconnage des éléphants.

Disparu depuis plus de 4 000 ans, les mammouths ont vu leurs restes être relativement bien conservés dans le sol en permanence gelé du pergélisol. Mais la fonte des glaces révèle plusieurs centaines de tonnes de ces restes avec, parmi ceux-ci, les défenses de mammouths, dont le commerce est autorisé. Leur valeur a d’ailleurs largement augmenté au cours de ces dernières années, passant en moyenne de 350 dollars le kilo (environ 300 euros) en 2010 à 1900 dollars le kilo (environ 1400 euros) en 2014, selon un rapport de l’organisation Save the Elephants.

Bien que l’ivoire de mammouth soit considéré comme une alternative éthique au commerce d’ivoire d’éléphant, il est surtout utilisé pour le blanchiment illégal d’ivoire d’éléphant, aujourd’hui en danger de disparition. C’est la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction) qui se charge de leur protection, classant l’éléphant en « annexe 2 », autorisant le commerce en quantité limitée et contrôlée de produits issus d’éléphants, dont l’ivoire. Alors une question divise la communauté scientifique : faut-il interdire le commerce d’ivoire de mammouth ou pas ?

En effet, pour certains, la commercialisation autorisée d’ivoire de mammouth constitue une solution pour stopper l’expansion du commerce illégal d’ivoire d’éléphant, un trafic devenu immense, puisqu’entre 25 000 et 50 000 éléphants sont massacrés chaque année pour leurs défenses. Pour d’autres, c’est faire du mammouth une espèce protégée et mettre fin au commerce légal de son ivoire qui pourrait apporter une vraie solution à la menace qui pèse sur les éléphants.

Cette question sera débattue au cours de la prochaine réunion de la CITES à Johannesburg, en Afrique du Sud, qui se déroulera du 24 septembre au 5 octobre prochain 2016.

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