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Robot/éthique : Elle propose cinq nouvelles lois de la robotique !

Crédits : Istock

74 ans après l’apparition des trois lois de la robotique du célèbre écrivain de science-fiction Isaac Asimov, une représentante de la robotique actuelle désire d’établir un cadre éthique plus prononcé en proposant cinq lois tenant compte de nos rapports actuels avec les robots et les dangers qu’ils peuvent représenter.

Voici les trois lois de la robotique publiées en 1942 dans la nouvelle Cercle vicieux d’Isaac Asimov :

1— Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.
2— Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
3— un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

Andra Keay est directrice de la Silicon Valley Robotics, une association créée en 2010 qui soutient l’innovation et le commerce des produits issus de la robotique. Cette dernière estime qu’apporter un cadre éthique plus complet relève de l’intérêt général à l’heure où le débat n’a jamais été aussi intense autour de la question des robots, surtout au niveau des intelligences artificielles et des robots tueurs.

Elle a donc élaboré cinq nouvelles lois, preuves de son inquiétude en ce qui concerne la vitesse du développement des robots ainsi que les questions ethniques qui tournent autour de ces activités. Voici les cinq lois en question :

1. Les robots ne doivent pas être utilisés comme des armes : nous ne pourrons pas éviter ce phénomène, mais nous devons tenter de le limiter.
2. Les robots doivent se conformer aux lois, notamment celles sur la protection de la vie privée.
3. Les robots sont des produits : en tant que tels, ils doivent être sûrs, fiables et donner une image exacte de leurs capacités.
4. Les robots sont des objets manufacturés : l’illusion créée ne doit pas être utilisée pour tromper les utilisateurs les plus vulnérables.
5. Il doit être possible de connaître le responsable de chaque robot.

Quelques précisions sont à apporter concernant ces lois. Pour la première, il s’agit de limiter le phénomène de l’utilisation des robots comme arme qui de toute manière inévitable. Nous avons eu déjà un exemple avec la mort d’un sniper fou abattu par un robot policier à Dallas, durant l’été 2016.

Dans la troisième loi, les capacités en question sont la reproduction des actions et des émotions humaines. Au niveau de la quatrième loi, la vulnérabilité évoquée concerne tout le monde, car nous pouvons tous être faibles à un moment donné, mais cela dépend des personnes. En effet, cette vulnérabilité face aux objets connectés en général diffère en fonction du degré d’exposition et les aléas de notre propre vie.

Enfin, la dernière loi a pour but de réclamer plus de transparence sur l’origine des robots, à savoir quel humain (ou société) en est responsable. Un humain ayant un contact avec un robot doit pouvoir être sûr des intentions de ce dernier et cela doit s’évaluer rapidement par la présence d’un badge, d’une inscription ou d’un logo de société).

Ainsi, ces lois viennent compléter les trois lois d’Isaac Asimov dans une période où les robots s’installent progressivement dans la vie quotidienne de plus en plus d’êtres humains.

Sources : 20 Minutes — Rue 89