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Maladies cardiaques : ce robot « souple » se charge d’aider le cœur à battre !

Crédits : Université Harvard

Des chercheurs américains ont mis au point une sorte de robot souple ayant pour mission d’assister le cœur dans son fonctionnement. Cette invention pourrait être une alternative sérieuse aux greffes actuelles.

Le procédé est curieux, mais pourquoi pas ? Il s’agit d’un manchon souple capable d’entourer un cœur fatigué pour l’assister dans ses battements. Ce procédé a été mis au point par des chercheurs de l’Université d’Harvard avec la collaboration de l’Hôpital de Boston. Les résultats de ces recherches ont été publiés le 18 janvier 2017 dans la revue Science Translational Medicine.

Pour l’instant, le processus a seulement été testé sur le porc, mais d’ici quelques années, il pourrait représenter une alternative aux greffes de cœur. Le principal intérêt de cette invention (qui fait d’ailleurs son originalité) est que le manchon en question n’est aucunement en contact avec le sang. Conçu en silicone, il se comprime autour de l’organe et utilise des fibres musculaires factices en polyuréthane mobilisées par une pompe à air pour faciliter les battements du cœur.

(Crédit : Université d’Harvard)

Ainsi, le risque de formation de caillots dans le sang est fortement réduit, ce qui dispensera les futurs patients de prendre des anticoagulants. Logiquement, ces médicaments ne seront plus nécessaires. Ce nouveau système d’assistance ventriculaire nourrit beaucoup d’espoirs.

Fixé au cœur par le biais de sutures et d’une interface de gel (pour une meilleure friction), le manchon peut se personnaliser. En effet, ce dernier peut s’adapter à la zone de faiblesse du cœur, qu’il s’agisse du ventricule gauche ou droit. Les tests effectués chez le porc ont été concluants comme l’indique le Dr Ellen T. Roche dans un communiqué de l’Université d’Harvard :

« Cette recherche démontre l’intérêt de la robotique souple pour potentiellement réduire le fardeau des maladies cardiaques et améliorer la qualité de vie des patients. »

Les patients atteints d’insuffisance cardiaque trouveront peut-être ici une solution adéquate bien qu’il faille attendre que le procédé soit finalisé (et donc implantable chez l’humain) puis validé par les instances de santé.

Sources : Sciences et AvenirCTV News