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Ce robot mou est capable de “cicatriser” comme un être vivant

Crédits : capture Youtube / New Scientist

Mis au point par une équipe de chercheurs belges, ce robot intégrant une structure en matière souple est capable de s’autoréparer sous l’effet de la chaleur.

Il y a peu, nous évoquions le dépôt de brevet de Motorola pour un écran de smartphone en polymère à mémoire de forme capable de réparer les fissures grâce à une source de chaleur. Désormais, il est question d’un robot mou fabriqué dans un matériau caoutchouteux capable de cicatriser également sous l’effet d’une source de chaleur. Le robot en question a été conçu par des chercheurs de l’Université Vrije de Bruxelles (Belgique) dont les travaux ont fait l’objet d’une publication dans la revue Science Robotics le 16 août 2017.

Les scientifiques ont alors surfé sur la vague des robots mous, une tendance très populaire en ce moment. Fabriquées dans des matériaux souples, ces machines peuvent généralement servir dans divers domaines tels que l’industrie alimentaire, la chirurgie et autres travaux nécessitant de la minutie. Le fait est que ces robots sont plus assujettis aux dégâts que peuvent causer des ustensiles tranchants ou exerçant de fortes pressions.

Les chercheurs belges ont utilisé un matériau mou de leur création, un polymère dit de Diels-Alder, composé de réseaux covalents thermosensibles. Ainsi, lorsque le polymère est chauffé, celui-ci se régénère et est capable de combler ses propres fissures comme le montre la vidéo à visionner en fin d’article publiée par New Scientist. Les créateurs ont indiqué avoir testé leur matériau sur trois composants robotiques : un muscle artificiel, une pince ainsi qu’un bras robotisé. Afin de colmater les fissures causées au polymère, celui-ci doit être chauffé à 80 °C, un processus de cicatrisation qui se déclenche manuellement.

La prochaine étape sera la mise au point d’un mode de déclenchement automatique du processus de cicatrisation. Les chercheurs hésitent à modifier le polymère afin que ce dernier puisse se réparer de lui-même ou en programmant la machine afin que celle-ci puisse détecter une « blessure » et chauffer elle-même le polymère.

Sources : Futura Sciences