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Le « chien-robot » de Boston Dynamics protégera les ruines de Pompéi

Crédits : Pompeii

Le « chien-robot » à quatre pattes de Boston Dynamics nommé Spot s’était déjà illustré dans de nombreux domaines, mais jamais dans celui de l’archéologie. Dans plusieurs semaines, l’un de ces robots se faufilera cependant dans les ruines de Pompéi fouillées par les pilleurs.

Signés Boston Dynamics, les robots Spot nous rappellent un épisode de la série futuriste et dystopique Black Mirror. Que l’on se rassure, ces petits quadrupèdes ne nous veulent en réalité aucun mal, bien au contraire. Développés à l’origine en 2015, ces robots-chiens d’environ 25 kilos ont en effet été initialement pensés pour soutenir les missions de recherche et de sauvetage dans des situations jugées trop dangereuses ou inaccessibles pour l’Homme.

À Pompéi, l’ancienne ville romaine ravagée par l’éruption du Vésuve en l’an 79, l’un de ces robots sera ainsi bientôt déployé dans le but de sonder les ruines les plus dangereuses.

« Aujourd’hui, grâce à la collaboration avec des entreprises de haute technologie et à la suite d’expériences réussies, nous souhaitons tester l’utilisation de ces robots dans les tunnels souterrains qui ont été réalisés par des excavateurs illégaux et que nous découvrons dans la région de Pompéi« , détaille Gabriel Zuchtriegel, directeur général du parc archéologique de Pompéi dans un communiqué.

Les conditions de sécurité dans ces tunnels creusés par les pilleurs de tombes sont en effet souvent précaires. L’utilisation d’un robot pourrait ainsi permettre de sonder ces environnements fragiles avec une plus grande rapidité et en toute sécurité.

Pompéi
Les ruines de Pompéi avec le Vésuve en arrière-plan. Crédits : Pixabay / Vésuve

Spot en binôme

Spot n’est pas le seul outil de haute technologie à faire ses débuts sur l’ancien site archéologique. Les responsables du parc ont en effet déjà expérimenté le Leica BLK2FLY. Il s’agit d’un drone équipé d’un scanner laser capable d’effectuer des relevés 3D depuis les airs. Alors que Spot dispose de son propre scanner laser autonome et d’une caméra couleur avec un champ de vision à 360 degrés, il pourra également être relié au BLK2FLY pour surveiller le site en équipe.

Avec son nouveau champ d’exploration s’étendant sur 66 hectares, ce robot-chien aura du pain sur la planche et son recrutement ne pouvait pas être plus opportun. Si les ruines de Pompéi ont survécu pendant près de deux millénaires après l’éruption du Vésuve, elles commencent en effet à faire les frais d’un ennemi encore plus meurtrier que les volcans : les humains.

Les pressions touristiques, le changement climatique et les bons vieux « tombaroli » (voleurs de tombes) ont en effet amené le gouvernement italien à déclarer l’état d’urgence en 2008. Et en 2010, l’état de décomposition du site a de nouveau fait la une après l’effondrement de la Maison des gladiateurs, certains critiquant les efforts de préservation mis en œuvre. Avec Spot, les autorités locales espèrent ainsi trouver une solution ultramoderne pour permettre la préservation de ce site historique.