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Retrouvera-t-on un jour les frères et sœurs du Soleil, perdus depuis longtemps ?

Crédits : Pixabay

Une nouvelle étude portant sur un million d’étoiles dans la Voie lactée pourrait aider les astronomes à relier notre Soleil à ses frères et sœurs perdus depuis longtemps.

Comment retrouver les anciens “compagnons” de notre étoile ? En identifiant autant que faire se peut “l’ADN” stellaire : les quantités d’éléments chimiques comme le fer, l’aluminium et l’oxygène que contiennent les étoiles. Les astronomes pourraient alors utiliser ces données pour trouver des étoiles issues des mêmes grappes de naissance dans les pépinières stellaires des galaxies, faisant ainsi correspondre les étoiles à leurs “familles”, selon un communiqué publié par l’Université de Sydney (Australie).

Lorsque l’Univers s’est formé après le Big Bang, il y a environ 13,8 milliards d’années, seuls deux éléments étaient présents : l’hydrogène et l’hélium. Ceux qui ont émergé plus tard ont aidé à façonner les étoiles et les planètes. Comprendre ces compositions pourrait alors permettre aux astronomes de mieux cerner la formation stellaire. Il y a quelques jours, une première salve de données était publiée, la première d’un projet plus large baptisé GALAH. De l’archéologie stellaire, si vous préférez. Lancé en 2013, le projet ambitionne de recenser “l’ADN” de plus d’un million d’étoiles.

GALAH s’appuie pour ce faire sur l’observatoire HERMES, installé sur le télescope anglo-australien (AAT) en Nouvelle-Galles du Sud, en Australie. L’instrument photographie la lumière dans quatre bandes optiques : rouge, bleu, vert et infrarouge. Dans cette première publication de données, les scientifiques ont décrit les observations de 340 000 étoiles de la Voie lactée. Le télescope rassemble la lumière des étoiles, puis HERMES la divise en spectres dans différentes gammes de longueurs d’onde. La taille et l’emplacement des bandes sombres dans les spectres révèlent alors les quantités d’éléments différents dans une étoile, chacun d’entre eux émettant un motif de signature unique à différentes longueurs d’onde.

Un logiciel analyse ensuite ces bandes dans les spectres, à la recherche de correspondances entre les étoiles. Le Soleil – comme toutes les étoiles – a pris naissance au sein d’une pépinière qui a probablement engendré des milliers d’autres étoiles. Mais parce que les grappes de la Voie lactée sont généralement déchirées et dispersées à travers la Galaxie, il est difficile de dire quelles étoiles sont nées au même endroit. Rassembler leur “ADN” et comparer les “empreintes digitales” dans les spectres pourrait donc aider les astronomes à faire correspondre le Soleil avec ses semblables, nous en apprenant au passage davantage sur notre histoire.

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