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Retarder la coupe du cordon ombilical d’un nouveau né améliorerait son développement

Crédits : Pexels / Pixabay

Selon une étude menée par des médecins de l’Université de Grenade en Espagne, couper le cordon ombilical d’un nouveau-né seulement deux minutes plus tard que ce qui est pratiqué habituellement pourrait améliorer son développement au cours des premiers jours de sa vie.

En général, la section (ou clampage) du cordon ombilical d’un nouveau-né intervient quelques secondes après son arrivée au monde (entre 5s et 15 s), après que les docteurs aient vérifié sa bonne santé. Or selon les travaux réalisés par des médecins espagnols, publiés dans la revue Pediatrics, le moment de la section du cordon influence de manière significative la résistance du nourrisson au stress oxydatif, qui représente l’agression de la cellule par des radicaux libres (molécules chimiques instables produites en faible quantité par l’organisme, principalement synthétisés dans la cellule lors de réactions avec l’oxygène).

Retarder le clampage du cordon ombilical permet donc une meilleure transfusion du sang entre le placenta et le nourrisson, augmentant ainsi son statut en fer, ce qui a pour effet de diminuer les risques d’anémies dans le futur. Le fait pour le bébé de mieux résister au stress oxydatif réduit aussi les risques de réactions inflammatoires, qui sont justement fortement stimulées pendant l’accouchement.

L’étude menée par les médecins de l’Université de Grenade consistait à suivre 64 accouchements. La moitié des nouveau-nés ont vu leur cordon ombilical être coupé de manière classique, environ 10 secondes après l’arrivée au monde. Pour l’autre moitié, ce cordon a été sectionné deux minutes après la naissance. Les résultats ont été éloquents, la résistance des bébés face au stress oxydatif était bien plus forte durant les jours qui ont suivi leur naissance pour ceux dont le cordon avait été coupé deux minutes plus tard.

« Notre étude démontre que le fait de retarder la section du cordon ombilical a des effets bénéfiques sur la capacité à réagir au stresse oxydatif, et que cela réduit les réactions inflammatoires provoquées par le travail de l’accouchement. Ce qui est susceptible d’améliorer le développement du nouveau-né au cours des premiers jours de sa vie » déclarent les médecins auteurs de cette étude dans la revue Pediatrics.

Sources : techno-sciences, em-consulte