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Un remède contre le cancer caché dans les excréments de votre chat ?

Crédits : Marie_Dubois / Pixabay

Un parasite très répandu qui se retrouve dans les déjections des chats, et des félidés en général, pourrait servir à mettre au point une immunothérapie anti-cancer.

La litière de votre chat n’a jamais senti aussi mauvais, c’est un fait, mais il se pourrait aussi que votre félin vous cache le secret d’un traitement contre le cancer. C’est en tout cas ce que l’on peut déduire d’une étude menée par des chercheurs en immunologie de l’Ecole de médecine de l’université du New Jersey ; ces derniers ont révélé un parasite commun chez les félidés, le Toxoplasma gondii. Présent dans les excréments de votre chat, ce parasite aurait une capacité à stimuler le système immunitaire de façon à ce que l’organisme puisse détecter et attaquer les cellules cancéreuses.

L’idée serait d’utiliser le parasite comme d’un vaccin. Une fois infecté, l’organisme pourra ensuite contre-attaquer en produisant des lymphocytes TC, des globules blancs qui s’attaquent également aux cellules cancéreuses et jouent un rôle déterminant dans la réponse immunitaire. « La biologie de ce micro-organisme est intrinsèquement différente des autres microbes utilisés en immunothérapie qui se contentent de stimuler les cellules immunitaires », explique le Dr Barbara Fox de l’Ecole de médecine Geisel à Hanovre, en Allemagne. Plutôt que de « stimuler » les cellules cancéreuses, le Toxoplasma va quant à lui assurer une sorte de « redémarrage du système immunitaire » en poussant l’organisme à produire des cellules TC.

Pour vérifier leur hypothèse, les chercheurs ont ainsi génétiquement modifié le parasite, de façon à ce qu’il perde sa capacité de reproduction. Testé sur un groupe de souris qui présentaient des formes létales de mélanome et de cancer des ovaires, le vaccin s’est avéré très efficace ; les souris survivaient plus longtemps à leur cancer que celles du groupe témoin non infecté par le Toxoplasma. Cette étude ouvre donc une nouvelle piste dans la recherche en immunothérapie contre le cancer, même si des recherches plus poussées seront bien évidemment nécessaires avant une éventuelle utilisation clinique.

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