Il existe la publicité assistée par ordinateur, le dessin assisté par ordinateur ou encore la musique assistée par ordinateur. Le prochain sur la liste ? Peut-être la méditation assistée par ordinateur ! Un nouveau casque à ondes cérébrales a été récemment présenté.

Les casques EEG (électroencéphalographes) sont une technologie qui fait beaucoup moins de bruit que les drones, la commande vocale ou encore la réalité virtuelle. Et pourtant, il est intéressant de s’interroger sur leur future application. Un de ces casques a retenu l’attention lors du dernier CES de Las Vegas qui s’est terminé le 8 janvier 2017.

Il s’agit du casque Relax présenté par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) qui représente une solution d’assistance à la méditation. Ce dernier se base sur des techniques de relaxation en lien avec ce que l’on appelle le neurofeedback, une technique thérapeutique issue de la science de la modélisation des cellules et des neurones du cerveau. Celle-ci utilise un processus d’apprentissage pour entraîner le cerveau à modifier et à réguler son activité cérébrale.

Le casque Relax est composé de deux capteurs électriques, mais il faut savoir qu’il y en a huit dans le même type de casque destiné à un usage médical. Il s’agit de mesurer l’activité du cerveau à travers le crâne tandis que le signal obtenu est filtré à souhait puisque la fréquence est réglable. L’usage dépend donc de la fréquence :

— Ondes alpha (8 à 12 Hz) : éveil calme. Émises dans les activités de relaxation, de sophrologie et de méditation de pleine conscience.
— Ondes bêta (12 à 30 Hz) : éveil actif.
— Ondes gamma (30 à 100 Hz, hautes fréquences) : activité mentale intense.
— Ondes thêta (4 à 8 Hz, basses fréquences) : relaxation profonde, sommeil paradoxal. (Source : Science et Avenir N° 837).

« Le monitoring des ondes alpha (relatives au calme) ou bêta (relatives à l’éveil) peut servir à des fins de sophrologie. Par exemple via ce qu’on appelle neurofeedback : l’usager se conditionne tout seul à se calmer lorsqu’on lui permet de percevoir son activité cérébrale en ondes alpha », explique Pierre Jallon, responsable de recherche au CEA.

Si les casques existants ne sont pas tous au même niveau de qualité, le casque Relax se différencie de la concurrence en utilisant des électrodes sèches et ces dernières se placent sur le cuir chevelu au lieu du front ou de derrière l’oreille, preuve que la qualité du signal est suffisante.

Ce casque, qui devrait être commercialisé cette année, n’a aucun besoin d’être calibré et est ouvert à la certification médicale :

« L’intérêt est de fournir une mesure fiable des ondes alpha, et ce, en dehors d’un environnement clinique », conclut l’expert du CEA.

Sources : Sciences et AvenirUP Magazine