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Seulement 15 % des régions côtières mondiales sont encore intactes

Crédits : the_nautilus/Pixabay

L’impact de l’humanité sur ces environnements précieux se généralise. De nouvelles recherches nous révèlent en effet qu’un peu plus de 15 % seulement des régions côtières du monde sont encore intactes. Des efforts mondiaux seront nécessaires pour les préserver.

La gestion de l’interface terre-mer est essentielle pour les objectifs mondiaux de conservation et de durabilité. En effet, les régions côtières entretiennent des processus naturels qui soutiennent la biodiversité et les moyens de subsistance de milliards de personnes à travers le monde. Cependant, jusqu’à présent, les évaluations de ces environnements ne se sont concentrées que sur le domaine terrestre ou marin. Par conséquent, la compréhension de leur état général est encore médiocre.

Dans le cadre de récents travaux publiés dans Conservation Biology, des chercheurs de l’Université du Queensland ont intégré les cartes de l’empreinte humaine terrestre et de l’impact humain cumulatif marin dans une évaluation globale des pressions anthropiques affectant les régions côtières.

Un impact anthropique généralisé

D’après ces analyses, environ 15,5 % seulement des zones côtières de la planète seraient aujourd’hui intactes, dont une grande partie se trouve au Canada. D’autres grandes étendues non touchées par les activités humaines sont également situées en Russie, au Groenland, au Chili, en Australie et aux États-Unis.

À l’inverse, près de la moitié (47,9 %) des régions côtières sont aujourd’hui fortement touchées par l’humanité. Plus de 43 % des aires dites « protégées » dans les régions côtières sont également exposées à de fortes pressions humaines.

« Nos résultats montrent que nous devons agir rapidement et de manière décisive si nous espérons conserver les régions côtières qui restent intactes et restaurer celles qui sont fortement dégradées« , souligne Brooke Williams, principale auteure de l’étude. Ces efforts seront importants pour lutter contre le changement climatique. Le rythme auquel ces régions se dégradent pose également des menaces pour les espèces côtières, mais aussi pour la santé, la sécurité et la sécurité économique de milliards de personnes dépendantes de ces environnements.

régions côtières
Crédits : sashamatic/Pixabay

Pour le Dr Amelia Wenger, coauteure de ces travaux, le fait d’examiner deux ensembles de données (l’un axé sur les impacts humains sur la terre, l’autre sur les impacts d’un point de vue marin) offre une vision beaucoup plus claire sur la situation. « Alors que nous savions déjà à quel point il est important de protéger la biodiversité et les services écosystémiques dans ces régions côtières, être en mesure de voir à quelle vitesse et dans quelle mesure cette dégradation s’est propagée est vraiment révélateur« , note la chercheuse.

Comprendre pourquoi les écosystèmes côtiers sont sous pression pourrait aider à concevoir et à mettre en œuvre des stratégies de gestion plus ciblées.