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La régénération du corps humain, bientôt une réalité ?

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Deux scientifiques américains ont découvert qu’un même mécanisme génétique est à l’origine de la régénération des membres chez plusieurs amphibiens. Une avancée importante qui pourrait concerner l’Homme puisque certaines de ces séquences trouvées dans l’ARN de ces animaux sont présentes chez l’être humain.

Benjamin L. King et Viravuth P. Yin sont partis du postulat qu’un même code génétique reliait les amphibiens qui avaient la capacité de régénération. Ils ont découvert que 10 microARN (l’ARN est une molécule qui est issue de la transcription de l’ADN) et 4 ARNt (ARN de transfert qui permet l’incorporation d’acides aminés dans les protéines) étaient identiques parmi plusieurs espèces chez les amphibiens et, ce, même après plusieurs millions d’années d’évolution. Mais, plus étonnant, des séquences de ces ARNt se trouveraient également chez l’Homme, mais cette fonction serait désactivée.

Pour leur étude, les chercheurs se sont basés sur trois animaux : le poisson-zèbre à nageoires caudales, le polyptère du Sénégal à nageoires pectorales ainsi que l’axolotl. L’axolotl est un amphibien qui a la capacité de régénérer des tissus lésés, tandis que le poisson-zèbre a  la particularité de posséder 70% de gènes en commun avec l’être humain. Benjamin L. King et Viravuth P. Yin ont observé que, chez des espèces séparées de 420 millions d’années d’évolution, il y a un fonctionnement similaire : un ensemble de gènes non différenciés apparaissent au niveau des lésions. En se différenciant à nouveau, le membre semble repousser.

© ZeWrestler, CC-BY 3.0
Crédits : ZeWrestler, CC-BY 3.0

Même si cette avancée scientifique est majeure et donne une meilleure compréhension de la régénération des membres dans le règne animal, les deux chercheurs observent une évolution qui n’est pas distribuée de manière égale à travers les différentes espèces. Nous ne savons donc pas pourquoi, chez les mammifères, cette fonction serait désactivée, alors qu’elle est activée chez les amphibiens et les téléostéens (poissons osseux). Nous ne savons pas non plus comment activer cette fonction chez l’être humain.  Cependant, la question semble être traitée par de nombreux scientifiques puisque, il y a peu, le docteur Christopher Allan, à l’université du Texas (États-Unis), a mis au point un gant, le REHEAL Glove capable de réparer des plaies sur la peau de la main.

Sources : futura-sciences, plos, uta