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Les redoutables dents du poisson-ogre photographiées à 1 000 mètres de profondeur

Crédits : Pixabay

Les profondeurs abyssales bien souvent inexplorées regorgent de créatures en tous genres. Certaines aux allures amicales et d’autres beaucoup moins. En témoignent ces photos rapprochées d’un poisson-ogre signées du photographe allemand Solvin Zankl qui nous revient d’une expédition sous-marine au large du Cap-Vert.

Vous le retrouverez dans les eaux tropicales et tempérées froides. Là où il vit, à entre 500 et 5 000 mètres de profondeur, la nourriture est tellement rare qu’il doit pouvoir manger à peu près tout ce qu’il rencontre du zooplancton par filtrage aux poissons et calmars de plus d’un tiers de fois de sa taille. Le poisson-ogre (Anoplogaster cornuta) justifie sa dénomination par ce joli record : l’animal possède les plus grandes dents au monde proportionnellement à la taille de son corps. Ses crocs sont tellement longs que le poisson-ogre ne peut même pas fermer sa mâchoire complètement.

Malgré sa relative petite taille (Anoplogaster cornuta atteint une longueur maximale de seulement 16 centimètres à l’âge adulte), l’animal est connu pour être robuste par rapport à de nombreux autres poissons abyssaux. Des chercheurs l’ont en effet déjà maintenu en vie pendant des mois en aquarium malgré des conditions significativement différentes de son habitat naturel. En revanche, dans son habitat naturel le poisson-ogre est soumis à la loi du plus fort comme tous ses congénères. En dépit de son apparence intimidante, ils sont en fait très vulnérables comme le thon ou le marlin et sont généralement chassés par les grands prédateurs.

Rappelons qu’actuellement, plus de 75 % de ces zones très profondes restent inexplorées. Et malgré son apparente robustesse, n’oublions pas que plus la vie est profonde, plus elle est vulnérable. À l’heure où les Hommes sont appelés à découvrir et exploiter les fonds sous-marins — l’eau y est en effet très riche en minerais indispensables au développement de produits de haute technologie —, il est important de rappeler que lorsqu’un Homme détruit un écosystème en soulevant de la poussière ou avec un simple contact et la vie détruite met alors longtemps à se reformer. Parfois elle disparaît même complètement.

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