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Et si la reconnaissance faciale nous permettait de détecter les maladies rares ?

(Crédits image : Institut américain de recherche sur le génome humain)

Des chercheurs américains en génétique ont utilisé un système de reconnaissance faciale pour déceler plus facilement une maladie rare. Cette maladie génétique se déclare d’ailleurs de manière différente selon les patients et cette technique utilisée donne l’espoir d’obtenir de meilleurs diagnostics.

La reconnaissance faciale, un nouvel outil médical à la mode ? Cela se pourrait tant les progrès effectués dans ce domaine sont importants. Selon une publication officielle, l’Institut américain de recherche sur le génome humain (NHGRI) a utilisé cette technologie pour détecter une maladie rare atteignant des patients afro-américains, asio-américains et latinos.

Cette maladie génétique rare n’est autre que le syndrome de DiGeorge (une naissance sur 3000), qui se déclare chez les personnes dont l’origine est autre que caucasienne. Ce syndrome peut causer une cardiopathie, un déficit immunitaire ou encore une dysmorphie faciale plus ou moins marquée.

« Les syndromes de malformation humaine prennent une forme différente dans les endroits du monde où ils se manifestent. Même les cliniciens les plus expérimentés ont parfois du mal à diagnostiquer les syndromes génétiques », explique Paul Kruszka généticien au NHGRI.

Difficile à diagnostiquer, le syndrome de DiGeorge sera sûrement plus facilement identifiable avec la reconnaissance faciale. Cette technologie a été expérimentée sur 156 patients mélangeant des personnes atteintes et d’autres non. Selon les résultats, 96,6 % des cas de personnes touchées par le syndrome ont été diagnostiqués avec succès sur une base de 126 caractéristiques différentes concernant le visage.

Il s’agit ici d’une véritable avancée ayant été incluse dans un atlas créé par le NHGRI en 2016, dont le but est de réunir des informations sur les traits physiques permettant d’identifier une maladie génétique. Cet outil est un véritable gain de temps pour les médecins dans le cadre de l’élaboration du diagnostic qui sera d’ailleurs plus précis :

« Les prestataires de soins des États-Unis comme ceux des autres pays dotés de moins de ressources seront capables d’utiliser l’atlas et la reconnaissance faciale pour des diagnostics initiaux. Cela permet un traitement plus rapide avec la possibilité de réduire la douleur et la souffrance des enfants et de leurs familles », indique Maximilian Muenke, un autre généticien du NHGRI.

La reconnaissance faciale est donc une technologie très prometteuse en passe de devenir un outil médical à part entière. Déjà testée pour des maladies génétiques telles que la trisomie 21 ou encore les syndromes de Noonan et de Williams, il se pourrait que d’autres maladies intègrent son champ d’action.

Sources : NumeramaLe PointUberGizmo