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La recherche d’une espèce extraterrestre dans le spectre infrarouge

Crédits : NASA/ESA

Voilà 55 ans que le projet SETI cherche sans succès une vie extra-terrestre à l’intérieur comme à l’extérieur de notre voie lactée. La NASA a donc décidé de voler à son secours à l’aide d’un télescope en quête de signaux infrarouges dans plus de 100 000 galaxies.

Allons-nous bientôt découvrir l’existence d’une espèce extra-terrestre très évoluée ? C’est ce que cherche la NASA avec de nouveaux télescopes comme le Wide-field Infrared Survey Explorer. Ces télescopes observent les signaux émis dans la longueur d’onde infrarouge, invisible à l’œil nu. Les chercheurs du centre des exoplanètes et mondes habitables de la Penn State University, dirigé par Jason Wright, ont déjà recueilli les données de plus de 100 000 galaxies, pour en retenir à ce stade de leur recherche une cinquantaine. Ces dernières émettent en effet plus d’ondes infrarouges que la normale, reste désormais à savoir si ces émissions sont d’origines naturelles ou artificielles.

Comment pourraient-ils trouver des traces d’une vie intelligente dans une galaxie lointaine avec un instrument qui ne détecte que les ondes infrarouges ? En s’appuyant sur les lois de la thermodynamique et sur l’échelle de Kardashev. Cette échelle classe les civilisations selon trois catégories : Celles qui puisent leur énergie dans leur planète, celles plus évoluées qui tirent leur énergie de leur (s) étoile (s) voire celles qui collectent l’énergie à travers leur galaxie. La thermodynamique explique que l’utilisation d’énergie émet de la chaleur visible dans le spectre infrarouge. En regardant les images collectées par le télescope WISE, les chercheurs ont donc pu déceler les galaxies dans lesquelles une grande quantité d’ondes infrarouges étaient émises, et par conséquent une grande quantité d’énergie. Ainsi, une civilisation suffisamment évoluée pour drainer l’énergie qu’elle consomme dans toute une galaxie serait repérée par le télescope.

Les recherches de ces émissions viennent compléter celles du réseau SETI, mais n’ont pas encore identifié de galaxies susceptibles d’abriter une espèce suffisamment évoluée pour utiliser tant d’énergie. L’espoir reste entier, mais force est de constater qu’encore aujourd’hui, nous sommes seuls dans l’univers.

Source : NASA ; Penn State University

Illustration : Vue infrarouge de la Voie lactée réalisée par le télescope Hubble