in

Un réchauffement supérieur à 2°C augmenterait la mortalité pour cause de canicule

Crédits : SStajic / iStock

Alors que les derniers rapports du GIEC ne cessent d’alarmer à propos des impacts du dérèglement climatique sur la Terre et ses habitants, une étude britannique souligne quant à elle un risque plus important de mourir de la canicule. Cela se produirait en cas d’augmentation des températures supérieure à 2°C.

Réchauffement climatique : une situation toujours aussi alarmante

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié le premier volet de son nouveau rapport en août 2021. Il s’agissait alors de l’avertissement le plus sévère jamais lancé à l’humanité. Selon les chercheurs, le dérèglement climatique est en effet plus rapide que prévu. À cette occasion, un atlas en ligne à l’échelle régionale plutôt édifiant a été publié. Le second volet de ce nouveau rapport est disponible depuis février 2022. Il s’intéresse aux effets, aux vulnérabilités et aux capacités d’adaptation à la crise climatique.

Il faut dire que depuis l’ère préindustrielle, la Terre a subi une augmentation des températures moyennes d’environ 1,1°C à cause de nos émissions de gaz à effet de serre (GES). Actuellement, la différence notable se situe au niveau des hivers plus doux, si bien que la mortalité globale en lien direct avec les températures a tendance à baisser légèrement.

En revanche, une étude menée par une équipe de l’University College London (Royaume-Uni) souligne qu’en cas de réchauffement climatique dépassant les 2°C, cette même mortalité augmentera drastiquement. Ces travaux ont fait l’objet d’une publication dans la revue Environemental Research Letters le 7 mars 2022.

températures canicules
Crédits : Pict Rider / iStock

Une augmentation rapide et non linéaire

Les chercheurs britanniques ont donc focalisé leur attention sur l’impact du changement climatique sur le nombre de décès en lien direct avec les températures, en Angleterre et au Pays de Galles. En cas d’augmentation de plus de 2°C, la mortalité augmentera de 42 % durant les jours les plus chauds de l’année par rapport aux niveaux préindustriels. Ils soulignent que la température moyenne mondiale en augmentation génère une hausse rapide de la mortalité de manière rapide et non linéaire. Par exemple, si l’augmentation des températures atteint les 3°C, la mortalité sur les jours les plus chauds pourrait atteindre les 75 %.

Par ailleurs, l’étude montre que le taux de mortalité en hiver pourrait continuer à diminuer. En revanche, cette considération ne prend pas en compte les décès que causeraient certains événements climatiques. Or, ces derniers pourraient survenir plus souvent dans ce contexte de réchauffement. Toutefois, le plus alarmant se trouve ailleurs.

En effet, les scientifiques estiment qu’en cas de dépassement des 2°C, les jours de canicule ne seront plus les seuls que les humains devront craindre. Malheureusement, les jours d’été d’une température de niveau moyen seront également dangereux. Cette étude va dans le sens des derniers rapports du GIEC : une augmentation de plus de 2°C des températures moyennes aura certainement des effets plus importants que ce que l’on imaginait. La poursuite des efforts pour limiter le changement climatique est donc plus que jamais une nécessité.