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Selon un rapport, l’humanité se trouve dans une « spirale infernale » dont l’issue sera l’autodestruction

Crédits : ico_k-pax / iStock

Un rapport de l’ONU récent prévient que le nombre de catastrophes va augmenter à l’avenir. L’humanité aurait notamment des difficultés à estimer l’ampleur de ces catastrophes, un fait que l’on associe à une mauvaise gestion des risques.

Une « perception du risque erronée »

Depuis quelques années, de nombreux experts alertent sur le dérèglement climatique, dont les effets sont de plus en plus visibles au fil des années. Sans vouloir tomber dans le catastrophisme démesuré, il s’agit tout de même de se rendre compte qu’en matière de lutte contre le dérèglement climatique, les choses n’avancent pas beaucoup. Le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR) a d’ailleurs publié un rapport allant dans ce sens le 26 avril 2022.

Rédigé en amont de la réunion sur la réduction des risques de catastrophes qui devrait se tenir en mai 2022, le rapport parle d’une « spirale infernale » dont l’issue pourrait être l’autodestruction de l’humanité. Le document détaille notamment comment les hommes perçoivent les risques de catastrophes. Rappelons tout de même que depuis le début du 21e siècle, entre 350 et 500 catastrophes de moyenne ou grande ampleur ont touché notre planète chaque année. Or, à l’horizon 2030, le nombre de ces catastrophes pourrait dépasser le nombre de 550 par an.

Le rapport de l’ONU parle de « perception du risque erronée » de la part des humains, d’excès d’optimisme, mais aussi de sentiment d’invincibilité. Or, cette façon de voir les choses et de sous-estimer les risques influe de façon négative sur les décisions d’ordre stratégique, politique et économique.

Los Angeles Smog
Smog à Los Angeles / Crédits : iStock

Mieux considérer les risques de catastrophes

« Les catastrophes peuvent être évitées, mais seulement si les pays investissent du temps et des ressources pour comprendre et réduire leurs risques. En ignorant délibérément le risque et en ne l’intégrant pas dans la prise de décision, le monde finance en fait sa propre destruction. Les secteurs critiques, du gouvernement au développement et aux services financiers, doivent de toute urgence repenser la façon dont ils perçoivent et gèrent les risques de catastrophe », a déclaré Mami Mizutori, secrétaire général de l’UNDRR.

À l’occasion de la publication du document, Amina J. Mohammed, la vice-secrétaire générale des Nations unies, a donné son point de vue. Elle estime que le monde doit faire davantage pour placer les risques de catastrophes au cœur des décisions concernant le mode de vie, les constructions ainsi que les investissements. Selon elle, l’humanité se trouve dans une « spirale d’autodestruction » en raison des décisions actuelles.

Enfin, rappelons que le dernier rapport du GIEC incarne l’avertissement le plus sévère jamais lancé à l’humanité. Pour les experts, le comportement humain accélère de manière alarmante le réchauffement climatique et facilite donc la survenue de catastrophes en tout genre.