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Rajeunissement humain : de premiers essais cliniques débutent aux Etats Unis

Crédits : iStock

L’un des plus grands fantasmes de l’humanité est-il sur le point de devenir une réalité ? En Californie, une société lance les premiers essais cliniques visant à rajeunir les êtres humains, des tests basés sur ceux réalisés avec succès sur des souris il y a de cela quelques années.

En 2014, des travaux scientifiques consistant à injecter à des souris âgées des portions de plasma de sang de jeunes souris avaient obtenu des résultats étonnants, améliorant significativement la mémoire des rongeurs âgés ainsi que leur capacité à apprendre. Basée sur ces résultats, l’entreprise californienne Ambrosia a lancé les premiers essais cliniques aux États-Unis pour tester les avantages de l’anti-vieillissement du jeune sang chez des personnes plus âgées et en bonne santé.

Jesse Karmazin, fondateur de la société Ambrosia, envisage ainsi de procéder à la même expérience qui avait été menée il y a deux ans de cela sur des souris, à savoir injecter des portions de plasma de jeunes gens de moins de 25 ans sur des volontaires âgés de plus de 35 ans. Une expérience qui pose des questions éthiques outre-Atlantique, puisque celle-ci est payante pour les volontaires. En effet, 600 receveurs volontaires doivent débourser pas moins de 8 000 dollars pour participer.

Ces tests dureront deux jours, durant lesquels chaque receveur se verra injecter 1,5 litre de plasma par jour. Avant la procédure et peu après, chaque volontaire sera examiné pour évaluer les changements biochimiques qui se seront produits.

Pour certains éthiciens et des chercheurs, ces essais soulèvent de vraies interrogations, à la fois pour son coût pour les participants, comme mentionné précédemment, mais également pour le manque de preuve d’une potentielle réussite. « Il n’y a aucune preuve clinique [que le traitement sera bénéfique], et je pense qu’ici, on abuse de la confiance de la population et de l’excitation du public autour de cette expérience« , a déclaré le neuroscientifique Tony Wyss-Coray de l’Université de Stanford à Palo Alto, en Californie, qui a lui-même dirigé l’étude chez des souris en 2014.

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