in ,

Qu’est-ce que le radon, deuxième cause du cancer du poumon en France ?

Crédits : iStock

On ne le connaît que très peu, et pourtant il est responsable de 1 200 à 3 000 décès en France chaque année. Il constitue également la deuxième cause du cancer du poumon, après le tabagisme : c’est le radon.

Inodore, incolore, radioactif, classé comme cancérigène certain depuis 1987, et il reste néanmoins largement méconnu du grand public. Le radon est un gaz qui est pourtant responsable de la mort de milliers de personnes chaque année en France, puisqu’il est notamment la deuxième cause du cancer du poumon après le tabagisme. Les campagnes d’information et de prévention aidant, ce dernier est beaucoup plus connu de la population.

Mais comment le radon nous atteint-il ? Il s’agit d’un gaz radioactif qui émane du sol par la décomposition de l’uranium présent dans les roches granitiques ou volcaniques. Dans les habitations et autres constructions, il s’immisce par les fissures dans la chape de béton. Si la maison n’est pas aérée, les niveaux de concentration peuvent alors être très élevés, explique Futura Sciences. Toutefois, « être dans une zone émissive ne signifie pas que votre maison aura du radon », rassure Jean-Pierre Sarrazin de l’association UFC Que Choisir. Aérer suffisamment son logement peut suffire à le faire disparaître simplement.

Bretagne, Pays de la Loire, Normandie, Massif central, Pyrénées, une partie des Alpes, Vosges, Corse, Guyane ou encore Nouvelle-Calédonie, nombreuses sont les zones de France propices à l’échappement de radon. Le département de la Loire-Atlantique est l’un des plus touchés par ce phénomène, avec 80 % des communes qui ont un fort potentiel radon, en raison du sous-sol granitique. Seulement, son existence reste encore trop méconnue du grand public. Dans les Pays de la Loire, région qui abrite ce département, 58 % des personnes n’en avaient encore jamais entendu parler en 2015.

«Tout le monde a déjà vu des campagnes pour la prévention routière, alors que la prévention pour le radon…», déplore Sophie Eglizaud, ingénieure d’étude à l’Agence régionale de santé (ARS).

Avatar

Rédigé par David Louvet-Rossi