in

Vidéo : voici à quoi ressemble le plus grand radiotélescope du monde

Crédits : Absolute Cosmos/Wikipédia

Installé à Pingtang, au sud-ouest de la Chine, le plus grand radiotélescope du monde ouvrira ses portes en 2021 aux chercheurs étrangers. De nouvelles images publiées nous invitent à apprécier l’immensité de la structure.

500 mètres de diamètre

L’Arecibo, mis en service en 1963, était jusqu’en 2016 le plus grand radiotélescope à parabole unique au monde (300 mètres de diamètre). Il a depuis été détrôné par le radiotélescope chinois FAST (Five-hundred-metre Aperture Spherical Radio Telescope). Situé dans la province du Guizhou, il affiche une ouverture de 500 mètres de diamètre, pour une superficie d’environ 196 000 mètres carrés, soit l’équivalent de celle de trente terrains de football. De quoi sonder le ciel avec une précision jamais atteinte.

À quoi sert le FAST ? Principalement à capter les signaux radio émis par les corps célestes. D’ailleurs, il ne lui aura pas fallu longtemps avant de faire ses preuves. Dès le mois d’août 2017, les responsables chinois de l’installation ont en effet annoncé la découverte de ses deux premiers pulsars. Pour rappel, ces objets sont des étoiles à neutrons (cadavres d’étoiles massives) qui présentent d’énormes champs magnétiques. Ils accumulent alors de la matière et “pulsent” régulièrement de grandes quantités de rayons X, d’où leur nom.

Mais ce n’était que le début. À ce jour, le radiotélescope a en effet déjà découvert environ deux-cent de ces pulsars.

Autre objectif : détecter d’éventuelles civilisations extra-terrestres. Après tout, le SETI s’est longtemps appuyé sur Arecibo pour “écouter” le ciel à la recherche de possibles techno-signatures. Fast étant plus grand et plus sensible que son prédécesseur, ce type de recherches devrait donc pouvoir se poursuivre à l’avenir.

Enfin, le radiotélescope aidera également les chercheurs à mieux appréhender la distribution de l’hydrogène neutre dans l’univers proche, de manière à préciser les caractéristiques de la matière noire.

FAST s’ouvre au reste du monde

Ceci dit, jusqu’à présent, cette “parabole géante” était uniquement accessible aux astronomes chinois. La situation devrait en revanche évoluer dès le début de l’année prochaine, avec l’ouverture attendue de la structure aux astronomes étrangers. Sun Jinghai, l’un des responsables de l’ingénierie du site, s’attend à ce qu’il y ait « beaucoup de demandes ».

Dès lors, un comité discutera de l’intérêt scientifique de chaque projet et décidera s’il doit être validé ou non. En cas de validation, ces chercheurs pourront alors venir directement sur place pour effectuer leurs travaux, ou bien soumettre leurs demandes de mesures à distance. Dans ce cas, des ingénieurs chinois se chargeront de les effectuer eux-mêmes avant de leur transmettre les résultats.