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Qu’est-ce que le “snus”, ce produit qui remplace le tabac en Norvège ?

Crédits : Wikimedia Commons

Dans ce pays nordique, la quantité de fumeurs chute mais la consommation de tabac ne baisse pas, bien au contraire. En effet, la consommation de tabac prend une autre forme car celui-ci se “suce” de plus en plus.

Après le tabac à fumer, le tabac à chiquer ou encore le tabac à priser (voie nasale), voici le tabac à sucer : le snus. Ce type de tabac qui reste illégal dans l’Union européenne est principalement consommé en Norvège (non-membre) et en Suède, membre de l’UE mais seul pays non soumis à cette interdiction depuis son entrée en 1995. Par ailleurs, le snus est loin d’être une nouveauté car celui-ci est produit depuis plusieurs siècles !

Cependant, après une perte de popularité, le snus revient très fort face à la cigarette traditionnelle en Norvège, comme l’explique The Guardian citant l’institut norvégien de statistique SSB. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2017, 12 % de Norvégiens consommaient du snus de façon quotidienne contre 11 % de fumeurs de cigarettes. Il s’agit de la première fois que la consommation de snus est plus importante que celle de cigarettes.

La problématique est également préoccupante car le snus est aussi addictif que la cigarette, et qu’une dose de ce type de tabac est équivalente (en nicotine) à trois cigarettes ! Le snus est contenu en poudre dans des petits sachets qui se placent sous la lèvre supérieure, de la même manière que la chique qui se situe plutôt sous la lèvre inférieure. Du côté des effets, le snus aurait des propriétés relaxantes et énergisantes dont la durée peut atteindre une vingtaine de minutes.

Cependant comme le tabac à fumer, le snus contient des substances cancérigènes – environ une trentaine – et peut causer différents cancers (pancréas, bouche, gorge, œsophage notamment). De plus, sa consommation sur le long terme peut cause des maladies cardiovasculaires.

Alors que la Norvège a été un des premiers pays du monde à interdire la cigarette dans l’espace public en 2004, preuve en est que la consommation de tabac, peu importe ses formes, n’est pas décidée à baisser car de nombreuses personnes se sont tournées vers le snus.

Sources : The GuardianConsoglobeOuest France