in

Qu’est-ce que le syndrome des jambes sans repos ?

Capture vidéo : Catherine Lambert/YouTube

Des fourmillements ou sensations de brûlure dans les jambes pendant vos moments de détente? Vous êtes peut-être atteint du syndrome des jambes sans repos, également nommé « impatiences dans les jambes » ou encore « impatiences nocturnes ».

Des sensations désagréables telles que des picotements, fourmillements ou encore sensations de brulure, voici ce qui constitue un tel syndrome survenant pendant les temps d’inactivité, de détende et de repos. Il s’agit d’une situation inconfortable, voire très désagréable, dont l’intensité des gênes varie énormément selon les sujets.

Les symptômes se déclarent la plupart du temps en soirée, ou pendant la nuit. Il est alors très difficile de se reposer ou de dormir, et cela peut aller jusqu’à l’insomnie chronique. En conséquence, la personne touchée peut alors être assujettie à des fatigues et somnolences diurnes, altérant considérablement le rythme de vie et le fonctionnement du corps.

Le syndrome des jambes sans repos (RLS) est bien connu depuis les années 1980, et ce bien, qu’il soit présent dans la littérature médicale à partir de 1945. Des témoignages indiquent même qu’au réveil, il est possible de ressentir les sensations d’une personne ayant marché toute une nuit. Le syndrome des jambes sans repos est à différencier totalement des crampes nocturnes.

Tout de même, 1 personne sur 10 est atteinte en France et, selon des études épidémiologiques, certaines populations seraient plus touchées (anomalie génétique), telles que les Québécois et les Italiens du Nord.

La majorité des cas ont une cause inconnue (pour la forme primaire) même si sur un plan physiologique, le syndrome des jambes sans repos est considéré comme un trouble neurologique qui occasionnerait un manque en dopamine dans le cerveau et la moelle épinière. La dopamine est un neurotransmetteur (récepteur dopaminergique), dont la fonction est de permettre au réseau nerveux d’être actif, régulant les mouvements du corps, mais également les fonctions psychiques.

Cette forme primaire du syndrome aurait une cause héréditaire, alors que les formes secondaires seraient en lien avec d’autres facteurs tels que la grossesse pour les femmes, une carence en vitamine B9 (acide folique), une carence en fer, une maladie chronique de type diabète ou insuffisance rénale, la consommation de caféine, ou encore l’obésité, ce dernier facteur ne pouvant aggraver que légèrement le syndrome des jambes sans repos.

Évidemment, ce syndrome s’aggrave avec l’âge alors que les sensations non désirées ressenties d’abord dans les mollets peuvent s’étendre dans les jambes et les cuisses avec le temps. Les bras peuvent être touchés dans les cas les plus préoccupants, tandis que certains patients, en modifiant leurs habitudes de vie, ont été témoins de rémissions spontanées.

Sources : Passeport SantéDoctissimo