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Quels types de masques sont efficaces pour se protéger des virus ?

Crédits : Matthew de Lange / iStock

La pandémie de Covid-19 est loin d’être terminée et les masques en tissu sont désormais fortement déconseillés. De plus, il n’y a aujourd’hui plus de pénurie de masques chirurgicaux et FFP2. Actuellement et pour l’avenir, il parait important de bien connaître le niveau de protection des différents masques face aux virus.

Les masques chirurgicaux et FFP2

Fin janvier 2021, le Haut Conseil de Santé publique a déconseillé l’utilisation de masques en tissu de catégorie 2 (UNS2) ou artisanaux. Ceux-ci seraient trop perméables au variant anglais de la Covid-19. Si plusieurs innovations en matière de masque sont en cours de développement, le choix dans le commerce reste le même, entre les masques chirurgicaux et les masques FFP2. Notons toutefois qu’il n’y a plus de pénurie concernant ce type de produits, et ce depuis déjà un bon moment.

Les masques chirurgicaux (IIR) sont les masques de protection les plus communs, offrant une efficacité de filtration bactérienne EFB > 98 % ainsi qu’une résistance aux éclaboussures (commune à tous les masques). Quant aux FFP2, il est question d’une efficacité de filtration particulaire EFP > 94 %.

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Crédits : Pxhere

Pour une protection optimale

D’autres masques de protection plus évolués (Cidaltex®) ont une activité antivirale et antibactérienne démontrée par essais in vitro en laboratoire. Il est question d’une efficacité antivirale à hauteur de 99,96%, antibactérienne à hauteur de 99,99 %, et de filtration bactérienne EFB à 98%. L’efficacité antivirale a été mesurée à 20 minutes sur le coronavirus Humain 229E (rhume) et l’efficacité antibactérienne sur une durée similaire concernant les bactéries Escherichia coli et Staphylococcus aureus. Par ailleurs, ces différents masques ont reçu une certification (EN-149 ou EN-14683).

Puisque l’épidémie de Covid-19 est encore d’actualité et que l’avenir sera à coup sûr à nouveau ponctué d’épisodes sanitaires du même genre, autant s’habituer à faire des choix judicieux en matière de masque de protection. Dans un avenir plus ou moins proche, il pourrait y avoir davantage de choix. Diverses innovations encore introuvables dans le commerce concernent par exemple des masques intelligents connectés au smartphone de leur porteur (voir ci-dessous).

masque intélligent covid 19
Crédits : Donut Lab

Un défi environemental

Néanmoins, l’immense défi pour le futur au sujet des masques sera d’associer l’efficacité de la protection au respect de l’environnement. La pandémie de Covid-19 a en effet montré à quel point ces masques à usage unique pouvaient être préoccupants en matière d’écologie. Il y a quelques semaines, nous avions montré une infographie plutôt alarmante. Rappelons tout de même que l’humanité utilise et jette 129 milliards de masques chirurgicaux par mois, soit trois millions par minute. L’ONU estime que 75 % des masques pourraient se retrouver dans la nature, où ils mettraient plus de quatre cents ans à se dégrader tout en diffusant des microparticules polluant les eaux et l’air.

Face à ce constat, certaines sociétés se mobilisent. Hateia à Marseille a mis au point un masque chirurgical biodégradable et compostable, le premier du genre homologué en France. Avant cela, la société suisse HMCARE avait élaboré un masque de protection associant transparence et biodégradabilité. Au début de l’épidémie, le fleuron français du pneumatique Michelin avait commercialisé un masque de protection réutilisable une centaine de fois.