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Quels sont les effets d’une sieste selon qu’elle dure 10, 20, 30 ou 90 minutes ?

Crédits : pxhere

La sieste est souvent considérée comme un signe de fatigue ou de fainéantise. Mais elle peut aussi avoir plusieurs autres conséquences. Après tout, plus de 85 % des mammifères ont un modèle de sommeil basé sur un rythme polyphasique.

Tout ce qu’il faut savoir sur la sieste en général

La sieste est donc un moment que l’on s’accorde en dehors de nos heures de nuits, ou de nos principales heures de sommeil. De plus en plus d’entreprises font la publicité de leurs conditions de travail avantageuses qui permettent aux salariés de faire une sieste pendant les heures de travail.

Parmi les habitués de la sieste les plus célèbres, on retrouve :

  • Winston Churchill
  • John F. Kennedy
  • Ronald Reagan
  • Napoléon
  • Albert Einstein
  • Thomas Edison
  • George W. Bush

Et il ne s’agit que de ceux qui l’ont publiquement revendiqué !

chat qui fait la sieste bienfaits
Même lui il fait sa sieste. Crédits : PxHere

Les différents types de siestes

Il existe trois types de siestes. On parle ici de leur nature et non pas de leur durée (cela viendra plus loin) :

  • La sieste planifiée : il s’agit de celle qui permet d’accéder à un état de somnolence. Elle est recommandée dans le cas où vous savez que vous allez vous coucher tard. C’est un petit peu comme appuyer sur le bouton veille d’un ordinateur pour ne pas utiliser trop d’électricité.
  • La sieste d’urgence : elle arrive quand on est fatigué d’un seul coup et que l’on doit cesser toutes nos activités. Familièrement appelée « coup de barre », cette situation nécessite une sieste rapide pour être réparée.
  • La sieste habituelle : Parmi les noms cités plus haut, tous étaient des amateurs de siestes habituelles. Il s’agit simplement de se coucher tous les jours à la même heure pour prendre une sieste d’une durée qui est là aussi toujours la même. Les bienfaits sur ce type de sieste concernent notamment la créativité et la facilité de résolution de problèmes.

Grâce à des études sur le sujet, on sait aussi que la sieste permet d’éviter de ressentir de la fatigue plusieurs heures après avoir été effectuée, et que les effets seront encore positifs le lendemain en cas de nuit trop courte. C’est donc idéal si vous souhaitez étudier, travailler ou être en forme pour la soirée.

Où faire une bonne sieste ?

Vous pouvez pratiquer la sieste là où bon vous semble. Assurez-vous quand même d’avoir le droit et de ne pas être trop exposé au soleil. Cela dit, ne vous gênez pas pour dormir en public. Sachez qu’au Japon il existe la tradition de l’inemuri – sorte de micro-sieste pouvant être effectuée n’importe où – et que pratiquer comme ceci la sieste-minute est au contraire censé vous amener du respect dans ce pays.

Cependant, est-ce que toutes les siestes se valent ?

Nous vous avons a classé les siestes par ordre de la plus réparatrice à la moins efficace, et surtout de la plus bénéfique à la moins avantageuse en les classant par durée.

La petite sieste rapide de 10 à 20 minutes

Elle est celle que l’on a tous envie de prendre vers le milieu de l’après-midi, par exemple quand on a pas assez dormi ou que l’on roule sur l’autoroute depuis un peu trop longtemps (par ailleurs, vigilance sur la route !). Cette sieste est idéale pour redonner un petit coup de jus. C’est même plus que cela, puisque selon le magazine Sleep, la sieste de 10 minutes est la plus efficace pour récupérer ses capacités cognitives.

Le petit bonus, c’est qu’avec cette durée pour vos siestes, vous n’avez pas d’effet d’inertie du sommeil comme quand on se réveille d’une bonne nuit et que le cerveau prend un peu de temps pour redémarrer. Ainsi, vous serez alerte et directement prêt à reprendre votre travail ou votre route.

Dernier avantage de cette sieste, c’est que 10 minutes, ce n’est finalement pas grand-chose et c’est facile à intégrer dans un emploi du temps.

sieste
Crédits : weeghdesign / Pixabay

La sieste d’une heure et demie

Cette seconde sieste présente l’avantage de correspondre à un cycle de sommeil complet, et peut grandement aider dans des cas d’insomnie psychologique. Cela permet de reposer vos muscles mais aussi votre cerveau de façon optimale. Elle est en seconde position pour trois raisons principales :

  • Il est beaucoup plus difficile de trouver une heure et demie dans son emploi de temps lorsque l’on travaille en journée ou dans un rythme classique.
  • Avec ce type de sieste, et si elle est prise trop tard, vous devrez raccourcir votre nuit, car cela impactera votre qualité de sommeil.
  • Une étude a démontré un lien entre les siestes longues et augmentation du risque de décès. Cette étude a toutefois été plutôt décriée par la communauté scientifique devant son manque de sérieux et d’objectivité.

La sieste de 40 à 60 minutes

Elle est un peu moins avantageuse que la sieste d’une heure et demie. Cependant, elle reste réparatrice, car vous vous réveillez pendant votre phase de sommeil paradoxal (ou léger selon la personne). Vous avez donc la sensation d’être en forme dès le réveil. De plus, elle est plutôt recommandée lorsque l’on a fait des courtes nuits. Proportionnellement au temps passé à  dormir, elle est moins efficace qu’une sieste de 10 minutes. Cependant, les effets de ce somme restent supérieurs. C’est le type de sieste recommandé par la NASA pour les astronautes pendant les périodes d’entraînement. Son principal défaut reste donc la durée qu’il est difficile d’aligner avec un emploi du temps déjà chargé.

La sieste de 30 minutes

Cette durée de sieste n’est pas réparatrice sur le moment. D’ailleurs, elle n’est que très rarement recommandée, car elle présente de nombreux effets négatifs :

  • Vous risquez d’être légèrement groggy à votre réveil, car c’est normalement le début de l’inertie du sommeil.
  • Prise trop tard, cette durée de sieste risque d’affecter la durée de votre nuit et surtout la qualité de votre sommeil.
  • Vous serez autant fatigué qu’avant de l’avoir prise pendant 40 à 45 minutes après votre réveil, car on vous aura interrompu en pleine phase de sommeil profond.
  • En plus de l’effet d’inertie, il faudra composer avec un risque de mal de tête et un effet « bouche pâteuse ». Cela est dû là aussi à l’interruption de votre phase de sommeil profond.

Cette semaine, une saga du sommeil est sortie. Vous pouvez retrouver tous les articles dans le menu suivant :

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