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Quelles sont les solutions pour se débarrasser des punaises de lit ?

Crédits : A.L. Szalanski / Wikipedia

Oubliées depuis les années 1950, les punaises de lit on fait leur retour en France dans les années 1990 et sont très présentes aujourd’hui. Là où d’autres insectes recherchent sucre et saleté, les punaises de lit ont un tout autre objectif : se nourrir de notre sang. Il existe pourtant de nombreuses façons de les exterminer.

Un insecte nuisible suceur de sang

Les punaises de lit sont des insectes de la famille des cimicidés, dont les espèces les plus connues sont Cimex lectularius et Cimex hemipterus. Ayant pratiquement disparu de nos régions après les années 1950, ce nuisible envahissant a refait surface il y a une trentaine d’années pour s’installer durablement dés le début du XXIe siècle. Sa principale caractéristique ? Piquer et sucer – entre 10 et 20 minutes – le sang de son hôte. Il n’existe en revanche aucune atteinte fatale à la santé des hôtes. Cependant, les désagréments sont nombreux : fortes démangeaisons, dermatites, troubles du sommeil, lésions douloureuses et boursouflures. Par ailleurs, certaines personnes peuvent également développer des allergies

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Crédits : Hermann Luyken / Wikipedia

Les attaques surviennent la plupart du temps durant la nuit. Mesurant généralement entre 4 et 7 mm, la punaise de lit affectionne les matelas, la literie et autres placards mais également les bagages, les murs ou encore les conduites d’aération. Celles-ci peuvent également se cacher dans d’autres endroits sombres tels que les sommiers en bois, les fissures dans le plancher ainsi que le papier peint.

Lad migration de cet insecte a pour origine différents facteurs. Citons l’augmentation du nombre de voyageurs, les échanges d’appartements, le covoiturage ainsi que l’achat de meubles d’occasion. Bien que la punaise de lit soit incapable de sauter ou de voler, celle-ci n’a aucun mal à se déplacer. Évoquons également sa durée de vie : entre 9 et 18 mois selon son environnement.

Différentes solutions pour l’éradiquer

Ennemi numéro un des hôteliers, la punaise de lit touche de plus en plus de particuliers. Cependant, il faut savoir qu’aujourd’hui, différentes possibilités de traitement des punaises de lit sont possibles : chimique, thermique avec canon à chaleur ou vapeur sèche (chaud), et cryogénisation (froid). Par traitement chimique, il faut comprendre l’utilisation d’insecticides devant faire l’objet d’une approbation des autorités sanitaires. Au moment du traitement, une partie des punaises restera cachée. Toutefois, la rémanence du produit – actif plus de 10 jours – permettra de tuer les insectes dés lors que ceux-ci sortiront de leur cachette. Toutefois, la punaise de lit a développé une incroyable résistance aux insecticides les plus courants.

Ainsi, d’autres solutions s’avèrent autant voire davantage efficaces et permettent de se passer de produits chimiques, telles que les traitements thermiques à l’aide d’un canon à chaleur ou d’un dispositif à vapeur sèche. Un mot sur le traitement par cryogénisation. Il est question de neige carbonique, c’est à dire la forme solide du dioxyde de carbone (CO2), également nommée “glace sèche”. Cette solution fait partie des plus écologiques ayant démontré des résultats impressionnants. De plus, il existe une technique spécialement destinée au linge, à savoir le traitement par surgélation.

Se prémunir des punaises de lit est plutôt compliqué mais certaines précautions permettent de limiter les risques. Il est conseillé d’éviter de vivre à proximité de constructions anciennes, de posséder de vieux meubles au domicile et surtout, de dormir sur un vieux sommier en bois. Il incombe également de renouveler les draps très fréquemment. Évoquons aussi la nécessité d’éviter le contact avec des personnes ayant des puces de lit.

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Crédits : Janice Haney Carr / Pixnio

La détection à l’aide de chiens renifleurs

La localisation des punaises de lit est donc difficile, compte tenu de leur capacité à se dissimuler dans chaque recoin. Or, cette étape est indispensable avant tout traitement pour une meilleure efficacité. Il faut savoir qu’il est possible de détecter à coup sûr les punaises de lit à l’aide de chiens renifleurs. Ces animaux surentraînés sont connus pour leur travail dans les aéroports, dans le cadre de la lutte antidrogue. Ils ont également fait récemment leurs preuves dans la détection des cancers et de l’actuel coronavirus SARS-CoV-2.

Ceci n’est pas un scoop, l’odorat du chien est bien plus performant que celui des humains, à savoir entre 10 000 et 100 000 fois plus précis. Il s’agit là d’un atout exceptionnel, permettant à l’animal de traquer la moindre molécule odorante n’importe où. Sa capacité à stocker les odeurs dans sa truffe lui donne la possibilité d’en retrouver la source, même lorsqu’il est question de quantités très faibles. Ainsi, le chien peut retracer la présence des punaises de lit, et ce même plusieurs heures après leur passage.

Des études pour mieux comprendre cet insecte

Aujourd’hui, la Science semble avoir fait le tour de ce qu’il faut savoir sur la punaise de lit. En 2016, l’American Museum of Natural History (États-Unis) a collaboré avec la Weill Cornell School of Medicine dans le cadre d’une vaste étude impliquant une centaine de chercheurs. Ces travaux ont permis de constituer une importante base génétique afin d’explorer à l’avenir la biologie fondamentale de la punaise de lit. Un des objectifs est d’explorer sa capacité d’adaptation aux insecticides, responsable d’une recrudescence de sa population ces dernières années. Une des pistes à l’étude concerne les bactéries colonisant les punaises de lit, représentant un important facteur de croissance et de reproduction de cet insecte. L’idée est d’associer des antibiotiques aux futurs insecticides.

En 2019, des chercheurs de l’Université de Sheffield (Royaume-Uni) ont affirmé que les punaises de lit sont présentes sur Terre depuis au moins 100 millions d’années. Celles-ci ont donc côtoyé les dinosaures ! Afin de parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont comparé l’ADN de 34 espèces de punaises de lit récolté pendant une quinzaine d’années à travers le monde.