Une étude révèle quelles races de chats vivent le plus longtemps

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Crédits : Louno_M/istock

Une recherche récente dévoile des informations cruciales sur la durée de vie des chats domestiques, offrant ainsi des repères essentiels pour orienter les choix de santé de ces adorables compagnons à fourrure.

Âge au décès et tables de mortalité

Il est crucial d’avoir des données fiables et généralisables sur la mortalité et l’espérance de vie des chats de compagnie pour mieux comprendre leur santé et leur bien-être. Deux méthodes principales sont utilisées pour le faire : l’utilisation de l’âge moyen de décès et l’utilisation de tables de mortalité.

L’âge moyen de décès est souvent calculé à partir de différentes sources de données, telles que les cas signalés par les cliniques vétérinaires ou encore les bases de données d’assurance. Cependant, cette mesure peut fournir des informations limitées. Les tables de mortalité présentent quant à elles l’espérance de vie et la probabilité de décès à différents âges au sein d’une population donnée. Elles permettent surtout d’estimer l’espérance de vie restante moyenne à différents âges en excluant les données des chats décédés plus jeunes.

Bien que largement utilisées en santé publique humaine, les tables de mortalité commencent seulement à être appliquées aux populations de chiens et de chats pour mieux comprendre leur mortalité. À ce jour, il n’existait cependant que deux études publiées sur les tables de survie des chats, basées sur des populations distinctes, ce qui nous ramène à ces nouveaux travaux.

Une grande disparité

Dans le cadre d’une étude, des chercheurs du Royal Veterinary College de Londres et de l’Université nationale Chung Hsing de Taiwan ont examiné les données de près de 8 000 chats de compagnie au Royaume-Uni décédés entre janvier 2019 et mars 2021. Ils ont pris en compte différentes races pour analyser la mortalité et l’espérance de vie moyenne.

Selon l’étude, l’espérance de vie moyenne des chats de compagnie au Royaume-Uni est de 11,7 ans à la naissance. Néanmoins, derrière ce chiffre se cachent des variations importantes. Les chats croisés vivent par exemple en moyenne environ 1,5 an de plus que les chats de race pure, ce qui remet en question certaines idées préconçues sur les avantages des races pures. Parmi les races spécifiques, les chats birmans et birmans se distinguent avec une espérance de vie moyenne impressionnante de 14,4 ans, tandis que les malheureux Sphynx affichent une espérance de vie moitié moins longue : à peine 6,7 ans. D’après les chercheurs, cette disparité pourrait être attribuée à des prédispositions génétiques à des problèmes cardiaques ou à d’autres maladies.

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L’étude a révélé que les chats Sphynx avaient l’espérance de vie la plus courte. Crédits : Senko Nelly

Les femelles stérilisées vivent plus longtemps

L’étude révèle que la race n’est pas le seul facteur déterminant de la longévité féline. Les chats stérilisés vivraient notamment en moyenne 1,1 an de plus que les chats non stérilisés, mettant en lumière l’importance des décisions de gestion reproductive pour la santé à long terme de nos compagnons à fourrure. De même, il en ressort que les femelles vivent en moyenne 1,3 an de plus que les mâles, soulignant peut-être les différences dans la susceptibilité aux maladies ou les comportements à risque entre les sexes.

Notez cependant que cette étude ne se contente pas de fournir des données brutes. Elle offre également des outils précieux pour aider les propriétaires de chats à prendre des décisions éclairées concernant la santé et le bien-être de leurs compagnons à fourrure. Les chercheurs ont notamment développé des « tables de survie » qui estiment l’espérance de vie restante moyenne des chats à un âge donné, fournissant ainsi des informations précieuses pour guider les décisions d’adoption, de traitement médical et même d’euthanasie.

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Espérance de vie (en années) et probabilité de décès pour les chats sous soins vétérinaires primaires dans les cabinets participant au VetCompass au Royaume-Uni en 2019. Crédits : Journal of Feline Medicine and Surgery, 2024

Au-delà des chiffres et des statistiques, cette étude pourrait donc voir un impact émotionnel profond sur certains propriétaires de chats. La réalisation que le temps passé avec nos amis félins est précieux et limité pourrait en effet inciter de nombreux propriétaires à réfléchir à la manière dont ils traitent leurs animaux de compagnie.

Les détails de l’étude sont publiés dans le Journal of Feline Medicine and Surgery.