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À la maison ou au bureau, quelle est la température ambiante idéale ?

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Quelle est la température ambiante idéale ? Pour la déterminer, plusieurs facteurs, tels que l’âge ou la pièce concernée, doivent être pris en compte. On fait le point.

Notre cerveau travaille dur pour s’assurer que notre corps maintienne une température corporelle moyenne d’environ 37 °C. Si l’environnement est trop froid, il obligera notre corps à brûler du glucose pour nous réchauffer. À l’inverse, notre corps sera amené à transpirer si la température extérieure est trop chaude.

La température ambiante idéale pourrait donc se définir comme celle minimisant au maximum les efforts de notre cerveau pour maintenir notre température corporelle. Grossièrement, à cette température, une personne n’a finalement ni chaud ni froid lorsqu’elle porte des vêtements d’intérieur ordinaires.

Quelle est la température idéale ?

À vrai dire, il n’y a pas de valeur fixe. Selon l’American Heritage Dictionary, la température ambiante se place quelque part entre 20 à 22 °C, tandis que l’Oxford English Dictionary fixe une température d’environ 20 °C. De son côté, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) propose un minimum de 18 °C pour les personnes en bonne santé et vêtues chaudement, et une température de 20 °C pour les personnes très âgées, très jeunes ou souffrant d’une maladie.

Il faut également prendre en compte l’environnement dans lequel nous évoluons. L’Agence de la transition écologique liste quelques lignes directrices à suivre en fonction de la salle dans laquelle nous nous trouvons. Pour les espaces de vie comme le salon ou la salle à manger, il est proposé une température idéale de 19 °C. Évidemment, cela varie en fonction de notre âge et de notre état de santé. Les personnes âgées, par exemple, seront plus à l’aise avec une température entre 20 et 22 °C.

Dans la chambre, nous savons qu’une température excessive peut affecter notre sommeil. Aussi l’ADEME recommande une température ne dépassant pas 17 °C. De manière générale, une chambre à coucher peut être 1 à 2 degrés plus froide que le reste de la maison. La salle de bain, à l’inverse, doit être de 1 à 2 degrés plus chaude, de manière à être suffisamment à l’aise à la sortie d’une douche ou d’un bain. L’ADEME recommande une température de 22 °C.

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Crédits : Free-Photos/pixabay

Et au travail ?

Sans surprise, la plupart des gens ne sont pas satisfaits de leur confort thermique au travail. Une enquête réalisée en 2015 auprès d’employés de bureau aux États-Unis a révélé que 42 % d’entre eux trouvaient leurs bureaux trop chauds en été, et 56 % les considéraient comme trop froids en hiver.

Et cela peut avoir de nombreuses conséquences. Au Royaume-Uni, par exemple, une étude a montré que jusqu’à 2 % des heures de bureau sont gaspillées par des personnes qui se disputent les niveaux de température, ce qui coûte à l’économie près de 15 milliards de dollars par an.

Les effets sur la productivité sont également importants. Une étude publiée en 2005 avait suivi l’activité de plusieurs employés de bureau d’une compagnie d’assurances pour mesurer l’impact de la température sur leur efficacité. Avec une température de 25 °C, le taux d’erreur était de 10 %. Lorsque la température a chuté de cinq degrés, ils étaient deux fois moins productifs. Une autre étude a également montré que des conditions plus chaudes induisaient une plus grande proximité sociale et l’utilisation d’un langage plus concret.

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Différence hommes/femmes

Il y a même un biais de genre en matière de confort thermique. La plupart des immeubles de bureaux fixent des valeurs basées sur une formule vieille de plusieurs décennies qui utilise les taux métaboliques des hommes pour calculer la température ambiante idéale. Or, les femmes ont un métabolisme différent qui privilégie des températures ambiantes plus chaudes que celles des hommes.

Dans le cadre d’une étude, des chercheurs ont placé plus de 500 étudiants allemands dans une pièce pour passer des tests à différentes températures, allant de 16 °C à 32 °C. Les auteurs ont alors souligné une différence de performance entre les hommes et les femmes en fonction des expériences.

« Au fur et à mesure que la température augmentait, les femmes réussissaient mieux en mathématiques et en tâches verbales, alors que les résultats des hommes empiraient. L’augmentation de la performance des femmes dans ces mêmes tâches était également beaucoup plus prononcée que la diminution des performances des hommes », avait déclaré Tom Chang, co-auteur de ces travaux.

Grossièrement, plus la pièce est chaude, plus efficaces seront les femmes (et inversement pour les hommes).