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Quelle doit être la composition d’un gel hydroalcoolique efficace ? Réponse avec Kleengel

Crédits : Adriano Gadini Pixabay

Alors que le nombre de contaminations explose, on ne peut qu’insister sur le respect des gestes barrières. Parmi eux, le lavage de mains ou, lorsque ce n’est pas possible, l’utilisation de gel hydroalcoolique est un geste important car il permet de rompre la chaîne de contamination. Dans le cas du gel biocide, quels sont les critères qui permettent d’affirmer son efficacité contre le virus Covid-19 ? Peut-on en fabriquer soi-même ?

Quels critères pour juger de l’efficacité d’un gel hydroalcoolique ?

D’après l’ANSES, l’Agence Nationale de sécurité sanitaire, l’efficacité d’un gel hydroalcoolique dépend de la teneur en éthanol (alcool) du produit. Dans son avis du 8 juin 2020, elle affirme que cette concentration doit être supérieure à 60%. Au-dessus de 60% d’éthanol, la solution peut tuer les virus, les bactéries et les champignons, et notamment le coronavirus.

Toutefois, cette note de l’ANSES fait état d’avis différents qui recommandent une teneur en éthanol de 70% à 75%. Le gel hyrdroalcoolique doit aussi contenir de la glycérine et du peroxyde d’oxygène dans des proportions et un cadre bien définis, notamment parce que la glycérine est hautement inflammable.

Pour que le produit puisse être efficace contre les virus, l’ANSES impose la norme EN 14476. La mention de cette norme doit figurer sur l’emballage ou la bouteille. Seulement dans ce cas, la marque du produit peut afficher un message comme “virucide” ou “élimine les virus”. 

Plusieurs marques ont déjà fait l’objet d’un rappel de produits et d’une interdiction de mise sur le marché parce que la teneur en éthanol dans leurs gels étaient inférieure à 60% : Hand Sanitizer” de la marque Symex et “Hygienizante” de la marque On Demox. 

Alors, afin d’éviter ce genre d’incident, et de pallier à une éventuelle crise de stocks de produits d’hygiène (gel, blouses, masques…), la société Mirakl a mis en place une plateforme : stopcovid19.fr. L’objectif est de répondre aux besoins des collectivités, hôpitaux, écoles, pharmacies et entreprises ; et à un appel du Ministère de l’Economie et des Finances.

stopcovid19
Capture du site stopcovid19.fr

Etant donné que la note de l’ANSES date de juin 2020, les professionnels n’ont eu que trois mois jusqu’alors, en comptant les congés d’été, pour changer leurs stocks de gels hydroalcooliques suite à la demande d’une teneur minimum de 60 à 70% en éthanol.

Ne pas confondre bactéricide et virucide

Beaucoup de marques de gels prétendument virucides ont dû alors revoir la composition de leurs produits pour en fabriquer de nouveaux en un temps record, alors que l’on sortait à peine d’un confinement généralisé qui avait paralysé la France pendant deux mois.

Certaines, comme Kleengel, cherchent à communiquer davantage sur la qualité de leurs produits et à démontrer leur efficacité dans la lutte contre le Covid-19. En effet, de nombreuses théories ont enflammé les réseaux sociaux et les conversations ces derniers mois, et notamment celle selon laquelle les gels hydroalcooliques ne seraient pas virucides mais seulement bactéricides.

Les marques proposant des gels virucides doivent donc redoubler d’efforts pour faire comprendre que ces produits sont efficaces contre les virus, à l’instar de Kleengel dont le produit tue notamment ceux de la grippe A, de la gastro-entérite, et du SRAS. Leurs produits sont utilisés en milieu hospitalier et certifiés par un Laboratoire Français accrédité COFRAC. Fabriqué en France, le gel est hydratant, il ne colle pas et ne dessèche pas la peau. Son efficacité est quadruple : bactéricide, levuricide, fongicide et virucide en 30 secondes. 

Certifications de Kleengel

Pour rappel, l’ANSM conseille d’utiliser le gel sur des mains propres (non souillées) et de respecter un temps de friction d’au moins trente secondes jusqu’à ce que les mains soient sèches.

Fabriquer son gel hydroalcoolique maison : bonne ou mauvaise idée ?

Depuis mars 2020, les pharmaciens sont autorisés à fabriquer des gels hydroalcooliques au sein de leurs officines. Un document a été fourni par l’ANSES afin d’encadrer cette fabrication, mais il est destiné aux industriels de la cosmétique. 

En effet, il est primordial de respecter un cadre spécifique pour mélanger des éléments chimiques car ceux-ci peuvent réagir. Si on ne dispose pas des connaissances, de la panoplie du chimiste et d’un cadre sanitaire impeccable, il est donc fortement déconseillé de se lancer dans la production d’un gel hydroalcoolique maison. 

La glycérine, une des composantes du gel, est hautement inflammable par exemple. C’est pourquoi la plupart des produits cosmétiques sont interdits dans les bagages lorsqu’on prend l’avion. 

En résumé, mieux vaut éviter de se toucher le visage avant de pouvoir se laver les mains avec de l’eau et du savon plutôt que de tenter cette expérience.