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Quel sera le plus gros ours du parc national Katmai cette année ?

Crédits : NPS / A. Ramos

C’est la Fat Bear Week 2019. Tout au long de la semaine, des milliers d’internautes ont voté pour désigner l’ours brun le plus gros du parc national Katmai, en Alaska. Autrement dit, c’est celui qui passera l’hiver avec le plus de réserves de graisses.

Depuis 2014, tous les ans, les responsables du parc national Katmai, en Alaska, demandent aux gens de voter sur Facebook pour désigner l’ours brun le plus gros. Un concours bon enfant qui – contrairement à ce qu’on pourrait imaginer – célèbre ici véritablement la vie. «Il n’y a pas de honte à remporter ce concours, car de grandes quantités de graisse corporelle chez les ours bruns sont le signe d’une bonne santé et de bonnes chances de survie [pendant l’hiver]», peut-on lire dans un communiqué.

Des ours bien repus

Au cours de ces dernières semaines en effet, tous les ours bruns du parc (il y en a plus de 2 000) se ruent dans les cours d’eau pour attraper du saumon. Les animaux se concentrent particulièrement sur les œufs et la cervelle des poissons, qui sont les parties les plus riches en calories. Le but : emmagasiner un maximum de graisses en prévision de la future hibernation. Durant cette période, les ours peuvent en effet perdre jusqu’à un tiers de leurs poids. Ainsi plus ils sont gros, plus ils ont de chances de survie.

Toute cette semaine, les internautes ont été invités à publier des photos et vidéos des animaux croisés dans le parc. Le grand vainqueur sera annoncé mardi (8 octobre). Il détrônera Beadnose, la gagnante de l’année dernière. La femelle n’a malheureusement pas été aperçue cette année par les responsables du parc. Il est possible qu’elle n’ait pas survécu à l’hiver précédent. Elle avait tout de même une vingtaine d’années. «Elle a vécu une vie riche, élevant quatre portées de petits», peut-on lire sur Mashable.

Voici l’une de ces outsiders, Holly, visiblement bien repue :

Cet événement est également l’occasion pour les chercheurs de se pencher sur la science de l’hibernation de l’ours. Ces animaux sont en effet en mesure d’emmagasiner des dizaines de kilos de gras sans pour autant les accumuler dans leurs artères. Des semaines de léthargie ne semblent également pas avoir d’impact sur la santé musculaire ou osseuse. Une biologie très complexe qui pourrait, par exemple, nous permettre de réfléchir à de nouveaux moyens de supporter les vols spatiaux, qui soumettent le corps humain à rudes épreuves.

En attendant, un livestream vous permet de suivre en temps réel ces ours bruns en train de s’attaquer aux saumons qui remontent la rivière pour se reproduire.

 

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