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Que faut-il savoir du TGV M, le train que la SNCF prévoit pour 2024 ?

Crédits : capture YouTube / SNCF

Durant l’été 2020, la SNCF et la société Alstom ont présenté leur nouveau projet : le TGV M. Prévu pour 2024, il comportera plusieurs innovations technologiques qui le rendront notamment plus écologique et plus économique. L’architecte technique du projet a récemment livré davantage de détails.

Un train plus écologique…

Suite à un accord datant de 2018, la SCNF et Alstom travaillent aujourd’hui sur le TGV M. Si une avant-première est prévue pour avril 2023, ce nouveau train devrait être généralisé en une centaine d’exemplaires pour les Jeux Olympiques de Paris en 2024. L’architecte technique David Goeres a donné plus de détails sur le TGV M dans un article publié par Futura Sciences le 25 février 2021.

L’expert a mentionné huit pistes d’améliorations concernant ce train. Cela inclut un coût de maintenance réduit de 30 %, d’un prix d’acquisition inférieur de 20 % ainsi que d’un bilan carbone amélioré de 32 % par voyageur. Citons également une capacité de transport plus importante de 10 %, une modularité totale, une fiabilité accrue ainsi que la volonté d’effectuer une maintenance prédictive.

Le TGV M sera capable d’embarquer jusqu’à 750 passagers et un des objectifs sera de limiter son poids. Habituellement, un train de ce type pèse environ 400 tonnes. Ainsi, la traction de cette masse représente le plus important poste de consommation énergétique. David Goeres a ainsi mentionné plusieurs améliorations concernant l’aérodynamisme, l’écoconduite, l’isolation thermique, l’amélioration du système de climatisation ainsi que l’utilisation de matériaux plus légers.

TGV M train 2
Crédits : capture YouTube / SNCF

…et plus économique

Une des préoccupations majeures du projet concerne la réduction des coûts de maintenance. L’ingénieur a évoqué une simplification et une standardisation des pièces. L’intéressé a mentionné le châssis de la motrice nécessitant habituellement plus d’un millier de pièces. Or, cette quantité a été réduite de 30 % et les pièces de TGV sont désormais les mêmes que pour les Transiliens (trains de banlieue). En produisant davantage de pièces standardisées, les coûts sont donc plus bas.

Concernant la modularité, une voiture première classe pourra être transformée en une voiture seconde classe. Non seulement le temps de transformation sera de seulement une demi-journée, mais la capacité d’accueil de passagers du TGV M sera accrue de 10 à 20 % par rapport aux actuels TGV Duplex.

Enfin, parlons de la vitesse. Cette caractéristique n’est pas une priorité dans le cadre de ce projet. La vitesse standard actuelle des TGV est de 320 km/h et cela ne devrait pas changer avec le TGV M. Selon David Goeres, il serait tout à fait possible de les faire rouler à 360 km/h. En revanche, le gain de quelques minutes sur un trajet n’est pas très intéressant dans la mesure où ceci impliquerait une trop grande usure de l’infrastructure.