in ,

Quand l’industrie de l’armement veut passer en mode zéro déchet et eco-friendly

Crédits : Raytheon

Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’industrie de l’armement réfléchit de plus en plus à adopter une attitude plus respectueuse de l’environnement. Des machines guerrières moins polluantes ? Une consommation plus raisonnable ? Plusieurs  sociétés de l’armement n’ont pas hésité a annoncer franchir un cap en la matière.

Une industrie de l’armement plus verte ?

L’industrie de l’armement ne désire pas subir les affres de la transition énergétique. En réalité, il s’agit pour ces grandes sociétés de tirer profit de la situation. Ainsi, elles imaginent, entre autres, des systèmes moins émetteurs de gaz à effet de serre (GES). C’est justement le cas du géant américain Raytheon, une firme spécialisée dans les systèmes de défense et d’électronique ainsi que dans l’aérospatial.

Raytheon expliquait déjà ses intentions dans son rapport annuel de 2018 destiné à l’ONG Carbon Disclosure Project (CDP). Rappelons au passage que cette organisation a pour objectif de demander aux entreprises de détailler leurs engagements pour le climat. Dans un article de Vice, publié le 26 mai 2020, sont citées plusieurs autres sociétés du même type qui ont fait une démarche similaire : Northrop Grumman et Lockheed Martin (États-Unis), BAE Systems (Royaume-Uni), ainsi que Thales (France).

Dans son rapport, Raytheon indique vouloir mettre au point des armes utilisant des micro-ondes à grande puissance capables de détruire des drones. Il est également question de fabriquer des armes laser à haute énergie. Effectivement, nous sommes plutôt loin des habituels tanks, avions et autres navires polluants.

armement laser
Crédits : Raytheon

Des opportunités financières à saisir

Restons aux États-Unis avec le numéro un mondial Lockheed Martin, qui valorise ses investissements dans une autre société : Ocean Aero. Cette dernière développe en effet des sous-marins à énergie solaire. Par ailleurs, Lockheed Martin dit utiliser un système basé sur la biomasse pour alimenter en énergie ses locaux de New York. Citons également Northrop Grumman, qui affirme avoir réduit ses émissions de GES de 30 % par rapport à 2010.

Au Royaume-Uni, le ministère de la Défense a déclaré vouloir réduire ses déchets en réutilisant les emballages des munitions. Pour le fleuron britannique BAE Systems, il est question de s’adapter au changement climatique. Cette société, qui fournit notamment du matériel à l’Arabie Saoudite, dit tester ses équipements afin de permettre une utilisation par des températures plus élevées.

Enfin, le français Thales prévoit également de fournir les gouvernements en matériel de météorologie et en matériel destiné aux opérations humanitaires. Dans son rapport envoyé à l’ONG, Thales a expliqué que le changement climatique était source d’opportunités financières à saisir dans le domaine de la sécurité publique.