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Quand le kangourou cherche à communiquer avec l’humain !

Crédits : Pxhere / John Torcasio

Généralement considéré comme étant un animal nuisible, le kangourou a récemment fait l’objet d’une étude surprenante. Des chercheurs ont en effet pu observer des capacités de communication inédites avec les humains.

Un regard similaire à celui du chien

Le kangourou, animal emblématique de l’Australie, fait régulièrement parler de lui. En tout début 2020, l’île Kangourou (Australie) a été en partie ravagée par la terrible vague d’incendies, ce qui n’a pas ému tout le monde. D’une manière générale, les Australiens voient cet animal comme un nuisible, détruisant les écosystèmes et la biodiversité. Celui-ci vole régulièrement la nourriture destinée au bétail, endommage les véhicules et cause des accidents.

Malgré ce rapport assez conflictuel, des chercheurs australiens et britanniques ont mené une étude publiée dans la revue Biology Letters le 16 décembre 2020. Les scientifiques ont fait le choix de porter sur le kangourou un regard différent et ce dernier leur aurait bien rendu. Il s’agissait d’un regard similaire à celui du chien dès lors qu’il se trouve face à un problème impossible à résoudre, appelant l’humain à lui apporter son aide.

Les chercheurs ont donc mis le kangourou dans une situation délicate, c’est-à-dire face à une boite inaccessible contenant de la nourriture. Or, après avoir compris son impuissance, l’animal sauvage a eu des regards insistants allant de l’homme à la boite, puis à nouveau vers l’homme. Selon les meneurs de l’étude, il s’agissait ici de comportements de communication intentionnelle.

kangourou humain communication
Crédits : University of Roehampton / Alexandra Green

Une grande première

« Nos recherches montrent que le potentiel de communication référentielle intentionnelle vers les humains par les animaux a été sous-estimé, ce qui indique un développement passionnant dans ce domaine. Les kangourous sont les premiers marsupiaux à être étudiés de cette manière et les résultats positifs devraient conduire à davantage de recherches cognitives au-delà des espèces domestiques habituelles » peut-on lire dans un communiqué.

Jusqu’à présent, les chercheurs pensaient que ce genre de comportements étaient réservés aux animaux domestiqués depuis longtemps. Désormais, il existe la preuve que les kangourous ont aussi des capacités cognitives de ce type. Évidemment, il s’agissait d’un échange primaire, puisqu’il était question de nourriture.

Néanmoins, cette observation relève d’une grande première. Enfin, les meneurs de l’étude n’excluent pas que cet échange soit également le résultat du fait que les humains et les kangourous partagent le même espace de vie. En tout cas, cette étude bouleverse quelque peu l’idée qu’ont les humains de l’intelligence animale.